Thierry,
18 mars 2006
Bonjour Madeleine,
Le bourbier, pour moi, c'est une autre façon de parler de la vallée
grasse. Si je comprends bien la Parole du
Créateur, Celui-ci nous incite à
en sortir par tous les moyens et par nos propres moyens. La vallée
grasse
représente à mes yeux tout ce qui avilit l'homme, le rend médiocre, le
maintient dans la culture abétissante, l'exhibe dans son narcissisme,
le maintient dans l'erreur, la paresse et la jouissance, etc. Cette ère
du péché arrive à un tournant historique. L'humain est confronté, de
plus en plus à toutes sortes de fléaux, qu'il a lui-même engendrés. La
solution la plus radicale que préconise le Père de l'Univers,
c'est que Sa créature cesse progressivement de
pécher. Il nous propose un nouvel Exode (ascension)
vers les Hauteurs Saintes. C'est à dire un lieu
accessible à tous ceux qui feront l'effort d'avancer vers toujours plus
de Lumière, d'intelligence du coeur, de bonté,
bref, d'Amour. Ces rocailles
nous écorchent mais elles sont praticables. Ca monte, oui, mais il y a
des étapes merveilleuses de simplicité qu'il nous
faut retrouver. Voilà esquissé à gros traits comment je comprends la Voie,
la direction de certitude, pour rejoindre la Flotte
du Créateur. C'est un monde neuf que le Créateur
attend. Il est compliqué de faire du neuf avec du vieux. Bien des
modèles, des cultures disparaîtront, et quelque chose de vrai
remplacera tout ce système si lourd et tordu. Nous sommes l'espérance
du Très-Haut, il nous faut continuer, vaille que
vaille, coûte que coûte...à nous écorcher les pieds et couper le blé
sur le champ, pas pour le plaisir mais par
nécessité existentielle, ce qui n'empêche pas la joie de le faire.
Je vous embrasse, Madeleine et ses compagnons de route, avec fraternité.
Votre frère Thierry.
"Si
tu deviens juste, tu seras bon
pour le Jour.
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Madeleine,
19 et 20 mars 2006
Je
réfléchis Thierry à ce que tu écris, et pour mieux y réfléchir je vais
imprimer nos deux textes, parce que au fond c'est peut-être la
transformation de la vallée grasse qui produira Éden.
Mais j'ai besoin d'un peu de temps.
Fraternellement à vous tous.
(ajouté le 20 mars) Voilà
Thierry comment je comprends ce qu'est pour toi la vallée
grasse (Révélation d'Arès 26/4), mais peut-être que je me
trompe et que ce n'est pas du tout ce que tu veux dire.
On dirait que pour toi la vallée grasse
a une existence propre extérieure à nous-mêmes, ce serait ce monde avec
toutes ses tentations, monde qui aurait sur nous une mauvaise influence
d'où la nécessité d'en sortir. C'est ce qu'ont pensé des moines qui se
sont retirés du monde pour prier et être plus proches de Dieu. On dit
d'eux qu'ils ont la vocation religieuse qu'ils répondent à l'appel de
Dieu et sortent donc du monde. Je crois que les prêtres ouvriers
avaient compris autre chose et je crois qu'ils étaient les enfants
terribles de l'église catholique.
Pour moi, la vallée grasse
n'a pas d'existence propre, elle est générée par les choix de démesure
que font les hommes, toi, moi, nous tous. Mais que les hommes changent
en bien , que nous changions en bien
et nous générons autre chose, autre chose qui ne sera pas une vallée
grasse,
mais une vallée (ou autre) d'harmonie de bonheur. Nous avons sur le
théâtre du monde ce qu'il y a au fond de nous. Que l'homme change et le
monde change. Quitter la vallée grasse, c'est plus
celle qui
nous habite, c'est refuser notre mensonge,notre gout du profit....
c'est prendre de la hauteur par rapport à nous-mêmes tout en restant
proches et en aimant tous les hommes. Mais peut-être, Thierry, que
c'est ce que tu voulais dire chacun l'exprimant à sa manière.
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Bernard
Faith, 20 mars 2006
Le sens que je vois à vallée
grasse c'est se laisser vivre dans un bonheur déjà créé,
comme l'enfant qui suit ses parents. Pour moi vallée grasse
s'oppose à existentialisme positif, celui qui intègre la
vérité c'est que le monde doit changer
Fraternellement,
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Thierry,
20 mars 2006
Bonjour Madeleine,
Bien
sûr, je suis évidemment d'accord avec toi. Pour moi la vallée grasse
c'est aussi bien l'intérieur que l'extérieur. D'ailleurs, plus ça va,
moins je fais la différence entre l'extérieur et l'intérieur de ce que
je vis et vois. Puisque le péché est aussi bien au fond de moi qu'à
l'extérieur. D'où cette interactivité permanente entre soi et le monde,
le monde et soi. Le combat est toujours le même : "car la Vérité, c'est
que le monde doit changer..." Dieu n'a rien dit d'autre à ses témoins
que nous sommes encore aujourd'hui. Changer = sauver = avancer dans la
direction de certitude et peu regarder en arrière.
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Bernlouby,
20 mars 2006
bourbier, vallée grasse,
intérieur, extérieur,
je vous rejoins...
je veux dire dans l'ascension, je marche à vos
côtés, les souliers bien plantés dans la boue, et
en même temps avec la volonté de rendre le coeur léger et la tête
droite,
je sens en moi cette graisse et ce vinaigre,
participant de ma vie et qui, mêlés avec adresse et mesure à notre
marche et à notre moisson,
leur donne une saveur à améliorer chaque jour, comme une sauce en
cuisine, qui peut donner du goût aussi à nos frères de rencontre d'en
faire une pour améliorer le quotidien et partager un morceau
d'ascension en ce monde, chair, esprit et âme.
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Thierry,
20 mars 2006
Oui,
là aussi c'est une autre façon de le dire. Nous sommes condamnés à
avancer, à se recréer, etc. Nous ne pouvons rester inertes mais
toujours en mouvement comme des poulains agiles courant vers leur but.
Le mouvement (intérieur et extérieur) c'est la vie et c'est bien
différent de l'agitation et du bruit (intérieur et extérieur).
Cela
me parait si évident que si je me fais du bien à l'intérieur, ça
ressort sur l'extérieur. Et l'extérieur s'il a compris, me le renvoie
et le renvoie à d'autres sous une autre forme. Par contre, s'il y a
immobilisme ou inertie, la vie est asphixiée et cela amène de la
souffrance et d'autres choses négatives. Si je ne veux pas souffrir
inutilement, je trouve une autre manière différente d'amener du bonheur
à moi et au monde autour de moi. Si d'autres ont perçu le message ou le
sens de l'action ou encore son résultat, à leur tour, il le font
suivant leur propre sensibilité et jamais rien n'est figé et peut même
se compléter harmonieusement et engendrer une société très complexe
mais belle et bien vivante. Nous sommes des pèlerins, des hommes qui
marchent, qui tombent, se relèvent et avancent et entrainent aussi une
partie du monde qui perçoit le message dans une dynamique fraternelle
qui n'existe pas encore de manière très constante. ça viendra si nous
ne nous décourageons pas. A nous de ne pas tourner en rond et de
maintenir cette tension intérieure de lutte contre notre propre péché
qui n'est hélas ou heureusement pas différent du péché du monde.
Je
trouve cela très beau que nous ayons des façons différentes de
comprendre les choses. C'est vrai que notre culture barbare de petits
chefs, nous pousse presque toujours à imposer, donc à figer la pensée
des autres plutôt que la libérer. Il nous faut libérer nos pensées de
la norme, du dogme tacite sous-jacent à tous nos actes quotidiens et
chercher la beauté qui pourrait en sortir. Nous n'avons pas encore
cette clairvoyance-là ou lucidité-là. Ca viendra.
"Si tu deviens juste,
tu seras bon pour le Jour.
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frMichel,
13 avril 2006
Le
femier (fumier), c'est la pisse et la merde sans le moindre intérêt
changées en vie du plus haut intérêt par des micro-organismes
(fermentation), alors que le bourbier, c'est la boue, la boue au fond
des flaques, au fond des ornières (où se cache le péché, rév d'Arès
39/6), au fond des mares, etc. Le bourbier est stérile et vous crotte
juste les pieds. On s'y enfonce aussi, parfois jusqu'aux cuisses, et
rien n'est pire que de s'enfoncer inutilement dans une matière stérile
et inutile.
Peut-être l'image n'est-elle pas la meilleure, parce que
l'humanité n'a pas l'impression d'une marche pénible dans un bourbier
stérile, l'humanité matérialiste ou religieusement médiocre croit
marcher dans un parc luxuriant (Rév d'Arès 5/4) sur un lit de pétales
de rose qui la conduirait vers "le meilleur des mondes". Il s'agit donc
plutôt (mais j'ai peut-être mal lu) d'un bourbier qui n'est même pas
métaphorique puisqu'il n'est même pas conscient.
Aussi ne sais-je
pas trop comment ajouter mon écot à cet échange intéressant. Je
pourrais dire ça autrement: Le mot bourbier n'apparaît pas dans La
Révélation d'Arès et je ne sais pas trop comment tourner autour d'un
mot que le père n'a pas utilisé. Est-ce que vous entendez par bourbier
simplement péché au sens génétique? Ou bien, pour vous, bourbier
recouvre-t-il une autre idée? Votre réponse m'aidera à ne pas m'égarer.
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Madeleine,
13 avril 2006
Citation :
alors que le bourbier,
c'est la boue, la boue au fond des flaques, au fond des ornières (où se
cache le péché, rév d'Arès 39/6),
Merci
frère Michel pour votre réponse. Après l'avoir lue, je suis allée voir
la définition de "bourbier" dans le dictionnaire. Il y a celle que vous
donnez et, au figuré: lieu impur, le bourbier du vice.
Je comprends pourquoi Thierry et moi avions du mal à nous comprendre.
Thierry avait la définition juste que je copie là:
Citation :
"Le
bourbier, pour moi, c'est une autre façon de parler de la vallée
grasse. Si je comprends bien la Parole du Créateur, Celui-ci nous
incite à en sortir par tous les moyens et par nos propres moyens. La
vallée grasse représente à mes yeux tout ce qui avilit l'homme, le rend
médiocre, le maintient dans la culture abétissante, l'exhibe dans son
narcissisme, le maintient dans l'erreur, la paresse et la jouissance,
etc. "
Alors
que pour moi le bourbier, mais le terme n'est pas juste, c'était
simplement le monde dans lequel nous vivons avec tous ses problèmes,
monde que nous ne pouvons pas transformer si nous nous en évadons, ou
si nous nous sentons à part, ou si nous ne l'aimons pas. C'est ce que
j'exprimais d'une autre manière par: "accepter et aimer sa réalité pour
pouvoir la transformer". Même si je le savais intellectuellement, je
venais d'en avoir une conscience plus vive qui m'a ramenée à la
parabole du levain, le ferment dans la pâte. (Mathieu 13/33). Je
reviens cependant à la vallée grasse. Je me dis qu'elle n'existe que
par l'homme déspiritualisé, et qu'elle se transformera parce que les
besoins de l'homme qui se spirtualise ne sont plus les mêmes, qu'il n'a
plus un besoin "boulimique" de posséder, que le matériel et le
spirituel s'équilibrent. Cela je l'ai vécu.
Votre réaction, frère
Michel, face à ce mot m'a fait réfléchir. Je me dis qu'en bâtissant
toute une réflexion sur un terme impropre, on peut induire en erreur.
Peut-être que c'est une forme de mensonge, même s'il est inconscient.
En tous les cas cela peut générer de vrais malentendus.
Pensées fraternelles à tous
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g-root,
14 avril 2006
Sur le mot 'bourbier'
(pour amener mon écot, comme dit le frère Michel, à cette
discussion-réflexion)
Le terme 'bourbier' a été utilisé récemment par les médias lors de la
crise du CPE, c'est-à-dire la France bloquée.
Un
'bourbier' dû notamment à un climat social spécifique à la France (qui
n'est pas le même qu'en Allemagne ou en Angletrerre, par exemple)
Avec
une sortie du 'bourbier' vers le haut possible, qui consiste à renoncer
de tomber dans le piège de la violence , qui ne résoud rien, mais qui
apporte que de la misère en plus.
Une sortie vers le bas, pouvant
dégénérer vers la violence généralisée c'est-à-dire une sorte de guerre
civile à la française (risque auquel les politiques du tout-sécuritaire
répondent par la répression = l'argent alloué à une armée de policiers
pour matter toute forme de rébellion. Rien de nouveau, donc : la
dictature!, comme remède aux problèmes de société.)
Un bourbier qui, de toute façon, au-delà des seules frontières de la
France, est mondial.
Le monde dans lequel nous sommes est un bourbier ( c'est-à-dire
une urne qui pue Rév d'Arès XIX/15
), une poudrière planétaire où le sens du Bien tel que le définit la
Révélation d'Arès est absent.
D'où la nécessité de frères (d'Arès)
pour en parler ...
C'est parce que la foi arésienne est
belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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frMichel,
22 avril 2006
Non,
geairoutte, non, mon frère, le bourbier n'est pas "l'urne qui pue",
parce qu'avec l'urne qui pue on revient à la matière organique en
putréfaction, ou grouillent des milliards de micro-organismes puants,
on revient en somme au "femier". Le bourbier crotte les souliers, voire
même les chevilles, les genoux ou les cuisses, mais est stérile, ce que
n'est pas le mal. Le mal n'est pas stérile. Il peut se changer en bien.
En quoi peut se changer le bourbier, le vrai, le pur bourbier (pas
votre bourbier métaphorique)? A mes yeux, en rien. La boue reste la
boue. Inerte. Mouillée mais inerte. Si une chose en sort c'est de l'eau
qui mouille la boue que la chose sort, mais pas de la boue elle-même.
Mais
je ne vais pas ergoter là-dessus. J'ai très bien compris ce que voulait
dire Madeleine et vous à sa suite. Votre pensée est juste... encore que
l'urne qui pue = poudrière est une bizarre équation chimique.
Passons!C'était le mot bourbier qui valait (peut-être) une précision.
Je me réjouis de tout ce que vous dites.
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- Fin
de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur
AbsoluteLife MSN -
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