Bonjour à tous,
Effectivement, vivre est indissociable de respirer.
Et
l'effort vient naturellement car il est vital ; on peut ainsi
transposer l'effort de respirer pour continuer à être en vie (on peut
retenir sa respiration quelques minutes en cas de nécessité, mais
l'asphyxie conduit à la mort) à l'effort de pénitence quotidien pour
continuer à construire son âme (et ne pas faire le bien de manière
voulue et/où nécessaire est indifférence au monde, une mauvaise
direction).
Le sens que Bernard donne à sa pensée serait-elle
celle-ci = Les personnes qui ne veulent pas faire l'effort de vivre
sont peut-être sucidaire —une question existentielle (Camus) dans le
sens terrestre et spirituel— où déprimée, désespérée et ne conçoivent
pas/plus de raisons et la Raison dynamisatrice de l'effort, lequel
donne l'enthousiasme de la vie/Vie ?
Alors, il convient de se poser
la question de savoir pourquoi il y a désespérance (fatalité, effet
d'entraînement à cause de l'inertie de la masse, …) afin de leur parler
en fonction de leur état et de leur frayer avec humilité la voie vers
la vie spirituelle dans la simplicité de l'accomplissement du Bien,
chacun à sa "mesure". Mais il n'y a pas de recette, c'est une
adaptabilité permanente et circonstancielle.
Simple réflexion dans ce site riche d'enseignement !
Marie
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Bernlouby,
9 juin 2006
bonjour
et bienvenue Marie,
ici bernloub,
je ne vois pas de visage à Marie d'aujourd'hui tant il y a de Marie
depuis Marie (et laquelle, puisqu'avant Aaron, il y
en avait déjà dans le peuple de la Bible),
votre message explique avec douceur et simplicité, ce que je ressens
dans ce monde de l'humanité auto-destructrice.
Oui, c'est ce que je pense qu'exprime le message de Bernard65 : le
revers auto-destructeur (suicidaire) de l'humanité pécheresse
actuelle, celle qui vit sur cette terre depuis qu'elle la domine
plus avec le seul outil de l'intellect qu'avec son âme.
Oui, je me retrouve très très souvent avec des gens qui me paraissent
inconscients de la souffrance que représente le péché,
et ses conséquences: souffrance, maladie et mort, comme si c'était
"inscrit" en l'homme et dans la nature, inéluctable, irréversible, et
qu'il fallait s'en accommoder seulement. D'ailleurs "on" ne dit pas péché
dans la vie courant on dit "c'est la vie."... C'est tout dire : si on
meurt, si on souffre, si on a un accident, s'il y a la guerre ou le
divorce... "c'est la vie". (point). En quelque sorte, pour le "commun
des mortels", nous sommes tous devenus, inconscients de notre nature
spirituelle, ce qui est important c'est "profiter de la vie", en
d'autres termes "tirer un bon coup sur la cigarette qui nous brûle" et
nous donnera en même temps la jouissance, puis la mort, mais c'est
comme ça. C'est con, et c'est pour ça, je crois que MartinLuther King
nous rappelait à "apprendre à vivre ... comme des frères, pour ne pas continuer à mourir comme
des idiots !!!"
Je
nous trouve en général, dans la vie de tous les jours, avec tout un
chacun, tellement loin de la "vie spirituelle", tellement englués dans
cette indifférence au vrai, au fond,
au bonheur, à l'autre, que la pénitence,
l'effort naturel de vivre
pleinement, de se réveiller au jour lumineux à l'intérieur de soi, de
faire sa toilette physique et spirituelle, chaque jour un peu plus
profondément et joyeusement, cette
action-recréation-plaisir de vivre, devient tellement absente des
évidences, que nous avons même de la peine à nous
faire comprendre entre nous, je le vois ici.
C'est pourtant si simple comme le disais un "visiteur" avant
l'intervention du frère aîné, pas si simple à faire
ou à concevoir, puisque nous avons pris un pli terriblement fermé par
rapport à la vie,
mais si simple dans sa composition, dans ce qu'il faut obtenir de soi :
quand on aime, tout est tellement bon, mais aime-t-on assez la vie?
c'est la question que Camus devait nous poser à travers son oeuvre et
que nous devrions nous poser à chaque instant, en nous-même et entre
nous... vive ABSOLUTELIFE !
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Madeleine,
9 juin 2006
Bonjour
Marie et bienvenue sur AbsoluteLife.
La
douceur de votre intervention m'a fait penser à: "Sors de moi, O
Douceur!..." C'est important de pouvoir s'exprimer avec douceur (ce
n'est pas mon naturel, mais avec un peu de temps...), surtout dans un
écrit où les mots prennent plus d'importance parce qu'ils ne sont pas
adoucis par un regard.
(ajouté
le même jour:) Tu dis Bernloub
Citation :
Oui,
je me retrouve très très souvent avec des gens qui me paraissent
inconscients de la souffrance que représente le péché, et ses
conséquences: souffrance, maladie et mort, comme si c'était "inscrit"
en l'homme et dans la nature, inéluctable, irréversible, et qu'il
fallait s'en accommoder seulement.
Mais,
au fond qu'est-ce qui est important:
Que les gens prennent conscience que la souffrance est dûe au péché, ou
que la pénitence rend plus heureux?
Pour
nos proches, on ne peut qu'en faire la preuve par notre propre vécu,
autrement on risque d'être dans les mots et ceux qui ne sont pas dans
notre démarche peuvent se sentir jugés et donc réagir par la défensive.
Dans
la rue quand on dit que nous avons tous une aspiration au bien, que
nous avons tous un besoin fondamental d'être libre et un besoin
fondamental d'être heureux, parce que cela correspond à notre nature
initiale profonde, je peux vous garantir que l'on ne vous tourne pas
les talons, et que souvent les yeux s'éclairent. Après, il est facile
de dire que nous courons tous après le bonheur (et vous n'avez personne
à vous contredire), mais que l'on ne va pas forcément dans la bonne
direction. Il est alors beaucoup plus facile de dire que le bonheur
passe par le choix d'aimer, de pardonner, de refuser le mensonge..
Cela
me parait plus facile et plus dynamique que de travailler à convaincre
l'autre que la souffrance est dûe au péché parce que nous avons tous
envie d'être heureux. Mais bon, je réagis avec ma sensibilité.
L'important est d'être bien en accord avec ce que l'on dit.
Pensées fraternelles à toutes et à tous.
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Bernlouby,
9 juin 2006
bonsoir,
merci madeleine de ton retour sur :
"péché/pénitence", de quoi faut-il se convaincre, ou
qu'est-ce qui rend le plus heureux ?
pour moi, péché et pénitence
sont les deux plans d'une même existence, la conscience de l'un pouvant
permettre d'agir avec l'autre.
Si l'homme avait conscience de sa responsabilité d'autocréation (en
souffrance comme en bonheur) il serait plus libre
de choisir le chemin du bonheur qui se plante
pour longtemps, mais il a utilisé sa liberté en faisant un choix de
borgne, ce que tu exprimes par "on ne va pas forcément dans la bonne
direction".
Si je sais que je pèche, c'est à dire que je me
trompe ou que je m'égare (illusionne) sur le chemin du vrai
bonheur, je suis à même d'emprunter ce chemin beaucoup plus
adroitement, c'est ce que me dit ma sensibilité à la parole.
Le choix du bonheur généralisé dont tu parles pour le monde actuel est
en fait, bien souvent, le choix inconscient de pécher
c'est à dire de vivre à courte vue, même en faisant la charité, même en
pensant être bon, mais en n'entrant pas en pénitence
effectivement, pour que le le monde change, que
nous voyions le monde et nous autrement qu'avec nos yeux ennivrés.
Je suis bien d'accord que la dynamique joyeuse de
la pénitence entraînera
tous ceux que nous pourrons, et je sais aussi que la conscience de
notre capacité d'autocréation, de changement de l'usage de nos
"défauts" en "qualités", ainsi que le réveil de notre intuition
spirituelle abandonnée dans le fond de nos coeurs, fonderont le courage
des héros à venir.
C'est juste comme tu le dis une question d'approche, et je vois les
deux aspects de moi dans le miroir : le pécheur... qui entre en
pénitence,
la fièvre sort du
frère, le coeur entre en lui (XXXIII/13)
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Visiteur Roger, 11 juin 2006
Cher Guy,
Je
prend tardivement connaissance de votre réponse. Bon, c'est le procès
d'intention (grosso modo : le dédain supposé que j'aurais pour la femme
et les tâches ménagères). Je vais vous laisser le dernier mot, qui a
vocation de m'enseigner ce dont je suis supposé ne pas avoir compris.
Mon propos était ailleurs, mais vous le ressentez comme offensant. Je
me suis donc mal exprimé, et mal fais comprendre. Pour ma part, après
toutes ces années, il me semble qu'il y a notions basales sur
lesquelles il ne devrait plus y avoir des questions. Mais c'est mon
avis, j'en faisais part. Cela vous ai déplaisant, je n'en doute pas.
Roger
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Danielle, 12 juin 2006
Bonjour Madeleine et à vous tous,
"
Sors de moi, Ô Douceur !" dis-tu. Cela me rappelle un moment de mission
avec un frère qui parlait sur le thème - la douceur- ceci à plusieurs
reprises. Je n'arrivais pas à sortir une phrase, seulement quelques
mots. Je disais à ce frère "comment veux-tu que j'ai une discussion sur
la douceur puisque j'ai beau lui dire d'entrer, de rester en moi et
d'en sortir. Que dalle ! oui ! J'ai beau persévérer, rien n'y fait !"
Il y a de cela 3 à 4 ans. Aujourd'hui j'ai compris qu'en construisant
ma paix intérieure, d'avancer dans ma pénitence, de construire
l'humilité et bien la douceur commence à pointer son nez, légèrement,
mais sûrement. Que j'en suis heureuse ! Enfin je commence à voir "la
montagne énorme devant ma porte".
Merci Madeleine. "Le Bien retourne dans le
frère."
Je t'embrasse bien fort ainsi que vous tous
Danielle
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Bernard
Faith, 17 juin 2006
Bonsoir
à tous, merci de participer à ce sujet difficilement compréhensible et
d’essayer chacun d’y apporter une réponse. Vu vos réactions je me
demande si je comprends bien moi-même ce que je comprends. Bienvenu
Marie.
Pour me simplifier, suite à vos interventions, j’ai décidé
dans ma moisson de dire et de commencer à parler aux personnes dans la
rue par des phrases du genre : j’ai un message très, très simple à vous
transmettre et d’exposer le message sous cette lumière de la
simplicité. Je vais continuer.
Mais j’éprouve le besoin d’essayer encore d’expliquer mon sujet de
Table ronde :
Peut-être
vais-je dire des bêtises mais comme j’ai compris-subit ce trouble du
temps il y a longtemps, et que j’y suis encore confronté notamment
encore récemment par un frère qui me reprochait plus ou moins une
activité de loisirs, je vais avancer quelques éléments que je crois
avoir compris notamment en relatant un propos entendu par la bouche de
celle qui m’a opposé « je n’ai pas le temps pour cela » (je compte bien
approfondir avec elle ce « je n’ai pas le temps » mais le contexte fait
que c’est difficile d’avoir une discussion profonde sur commande avec
cette personne, je vais être obligé de guetter le bon moment) alors que
nous étions en dialogue avec un fabricant de galettes et de crêpes
bretonnes. Ils disaient (ce sont mes mots) qu’ils arrêteraient bien de
se lever le lendemain pour aller travailler et qu’ils dormiraient bien
un bon coup et que s’ils pouvaient ils arrêteraient bien de travailler
: le paradis (je tiens à préciser que ce ne sont pas des fainéants). Je
me bats personnellement contre cette idée depuis des années et je
cherche personnellement le travail heureux. Je ne vois pas pourquoi le
travail ne serait pas heureux. Cette recherche du travail heureux fait
qu’on a envie de tout changer comment cela se passe dans notre cœur et
dans la manière de nous y prendre. Mais peut-être est-ce une mauvaise
approche du problème ?
Cette société a divisé le temps en deux le
travail d’un coté avec ses efforts pénibles et les loisirs de l’autre.
Je crois qu’automatiquement quand on arrive, nous pèlerins, avec les
efforts du changement cela s‘oppose aux loisirs dans la tête du
missionné, du fait du conditionnement travail-associé à efforts. C’est
pourquoi je pense depuis longtemps sans oser le faire (le mot effort
s’est cristallisé dans ma tête avec une peur lui étant associé, comme
s’il était sacré et qu’on avait pas le droit d’y toucher) qu’il serait
opportun de faire une mission sur le repos, savoir se reposer, et se
reposer de quoi, tu te reposeras car la fatigue ôte l’esprit
à l’homme et
qu’on pourrait arriver par ce biais dans un climat positif aux efforts
positifs de la pénitence. On peut développer la pénitence aussi bien
dans le loisir que dans le travail. La lutte continuelle contre le mal
que nous demande la
révélation d’Arès hors pèlerinage peut se
faire aussi en développant les efforts de savoir se reposer. L’homme
fort du monde que décrit la révélation d’Arès est le type même de celui
qui ne sait pas se reposer, la paupière toujours ouverte, obsédé par
ses calculs, son compte. L'homme noir n'a pas la paupière.
Le célibataire qui n’a pas le conjoint pour se reposer, oublier
ensemble jusqu'au matin la fatigue de l’ascension a
du mal à trouver le bon repos. Au début que j’étais pèlerin je buvais
avec des copains étudiants 3, 4 bières, pendant qu’ils en buvaient 6 ou
8, j’étais un peu pompette, mais j’étais toujours surpris combien cela
faisait du bien à ma pénitence et enlevait des tensions négatives en
moi
et me laissait repartir dans des efforts positifs.
Un des rares
éléments que j’ai retenu de mes cours de sociologie c’est comment les
moines catholiques ont étendus au moyen-age leur pouvoir grace à la
maitrise du temps, grace à l’horloge.
Quand des moines arrivaient
dans un lieu la première chose qu’ils faisaient était d’installer une
cloche grâce à laquelle ils sonnaient outre l'appel à la messe, toutes
les heures. Et ainsi toute la campagne finissaient par vivre au rythme
du monastère. Et ainsi d’horloge en horloge ont tout rythmé, tout
structuré.
Ainsi savoir exposer la pénitence qui peut fusionner avec
toutes les activités que les hommes font de leurs temps me paraît
important. Puisqu’elle fait exploser quelque part le pouvoir du temps
sur l’homme, lui donnant progressivement les moyens de se rebrancher
hors du temps au contact du Père sans intermédiaire-monastère.
Le
temps de la prière est un temps qui souvent est incompris par les
incroyants. Il me semble qu’on peut prier tout en faisant pénitence
mais qu’on peut prier et ne pas être pénitent et là c’est du temps de
perdu.
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Madeleine,
20 juin 2006
Cher Bernard
J'ai imprimé ce que tu as écrit pour y réfléchir pendant le pélerinage.
je répondrai à mon retour.
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Thierry,
20 juin 2006
Citation
:
Ainsi
savoir exposer la pénitence qui peut fusionner avec toutes les
activités que les hommes font de leurs temps me paraît important.
Puisqu’elle fait exploser quelque part le pouvoir du temps sur l’homme,
lui donnant progressivement les moyens de se rebrancher hors du temps
au contact du Père sans intermédiaire-monastère.
Bonjour
Bernard, bonjour Madeleine,
Je répons à chaud à cette partie de ton texte. Le père dit dans La
Révélation d'Arès (de)
Ma Main à Ma Main Je cours ;(Rèv. d'ArèsXXII/10) puis au
verset 12 il insiste encore Je
cours (encore, et pendant ce temps) Je fais mille nouveaux soleils.
Il
nous donne cette impression de ne pas souvent se reposer, peut-être se
reposait-il du temps d'Adam(e) lorsqu'il se montrait au Jardin d'Eden
pour y rencontrer Sa créature l'homme. Dieu semble courir tout le
temps, hors du temps, qui est Son temps (difficile à comprendre) mais
ne faisons-nous pas un peu pareil lorsque pour nous reposer nous
changeons naturellement d'activité. Le fait de prier est une activité
comme une autre qui s'enchaine avec d'autres activités
d'accomplissement de la Parole que le pénitent vient de prononcer sur
ses lèvres. Le fait de changer d'activité, c'est un peu reposant parce
que cela fait varier la durée du temps et nous approche peut-être de
cette merveilleuse notion hors du temps. Qui n'a pas remarqué que le
temps est élastique tout au long d'une journée. Et parfois, la Grâce
aidant, nous avons l'impression de dépasser le temps, d'échapper à
l'horloge religieuse ou politique parce que nous avons
accomplis/réalisé un petit bout de pénitence, alors la fatigue devient
légère et saine.
Bien fraternellement à vous
Thierry.
"Si tu deviens juste,
tu seras bon
pour le Jour.

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Bernlouby,
21 juin 2006
effectivement
Thierry, je ressens bien que prier fait entrer dans
un autre temps que le temps du monde qui semble
courir contre nous, ce "temps du monde" qui nous est interne, déclenché
par le péché, la désintégration de la plénitude
humaine, notre orientation sur le seul plan intellectuel ou matériel,
"temporel".
Alors oui, la prière, c'est-à-dire quand je prononce
la parole pour L'accomplir, je la prononce et je me change,
je deviens autre, et, je rentre dans un autre plan, dans un autre temps,
comme tu le dis, celui de la création, de la nature plénière, celle de
l'homme qui retrouve le lien (le fil jaune) de la
vie et du Créateur en lui, dans toutes ses pensées, dans tous ses
actes, dans tous ses atomes de la journée...
L'homme
qui vit ainsi son temps, sa vie, sa journée, ressent au fond de lui, un
fond de bonheur, de sérénité qui lui fait aborder toute chose comme un
pas, simple et bon, sur le sentier du milieu.
bien avec vous à me
nourrir de la parole et à travailler
au champ
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Bernard
Faith, 21 juin 2006
Cher
Thierry et Cher Tous
mon
souci est surtout missionnaire et dans l'idée de faire passer le plus
simplement l'effort de pénitence de manière populaire. L'effort heureux
et choisi du sport permet par exemple peut-être de mieux faire passer
l'idée de l'effort heureux de pénitence que par le biais de l'effort de
travail (souffrant). Je pense qu'il y a peut-être une sorte de
court-circuit culturel qui ferme d'emblée la porte à une recherche de
compréhension. Le père lui-même est progressif avec nous puisqu'il fait
passer notre compréhension de l'effort de pénitence par l'évangile (où
il y a repos à l'étape) et dans le Livre où il n'est plus question de
ce repos. On
doit être des héros accessibles qu'on a envie d'imiter pas
d'aduler ni avoir peur. Peut-être que d'une vie de repos intelligent,
il est plus facile et naturel de passer à une vie d'effort intelligent
? Ne plus faire le mal, jeuner du mal, c'est se reposer du mal
quelquepart.
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- Fin
de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur
AbsoluteLife MSN -
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