Le temps d'une pénitence 
 
 Bernard Faith, 4 juin 2006
Réflexion sur le temps : le temps d’un battement d’aile Jésus a réussi sa pénitence.
Cela fait deux fois qu’on m’oppose aux soucis du bien, de créer son ame, la même réponse : on n’a pas le temps pour ça, sous entendu : il faut qu’on gère la planète, notre vie économique, familiale .. etc ….et pour cela peu importe les moyens, parceque cela c’est sérieux , c’est le réel, c’est la vie qui se passe maintenant. Deux fois un homme et une femme que j’ai longuement informé de La Révélation d’Arès qui ont été demandeur, qui l’on lue , qui l’ont compris dans ses grandes lignes. Aussi cela me fait réfléchir me fait me poser cette question : comment faire comprendre « le temps d’une pénitence » à l’homme d’aujourd’hui ? En quelques secondes ?
Je vous livre cette réflexion un peu improvisée, sûrement bancale, pour lancer le débat :
La Révélation d’Arès invite chacun a faire le bilan de ce qu’il fait, de ce qui l’a fait tel qu’il est et à modifier tout cela lui-même, pour être, tel qu’il veut devenir et tel qu’il veut que le monde devienne. L’homme a juste le temps de changer en bien, c’est ce que nous apprend La Révélation d’Arès. La gestion du temps c’est important. La religion a peut-être un petit peu compris cela dans son utilisation de la terreur ? Mais il existe un autre moyen à creuser nous dit La Révélation d’Arès pour vaincre le malheur : le changement mesuré dans la joie, l’acquisition de la vie spirituelle.
A la place du temps pris pour un acte mauvais (acte mal fait dans son intention ou dans sa réalisation) vous pouvez créer votre âme dans la joie et ainsi changer le monde. L’homme peut tout vivre dans la joie, sans le mal ; il faut faire l’effort de comprendre comment et l’appliquer.
Ce monde fait preuve d’un souci économique permanent, y voyant réalisme avisé, ultra-incontournable. Mais dans ce souci économique quasi permanent pourquoi ne pas rajouter, une case mentale, un lien ame-économie ?
Sans parler des autres désastres, le mal fait perdre beaucoup de temps, d’argent : une guerre ravage la production économique prospère de plusieurs générations, c’est un gachis immense mais on voit rarement cela sous cet angle. La religion a fossilisé le mal dans la morale alors que ses répercutions sont universelles, économiques aussi donc. Aussi près de ses sous l’homme moderne est, qu’il devrait être aussi près de son âme qui lui ferait gagner beaucoup d’argent ; ne serait–ce qu’en cultivant « le besoin de ne pas avoir » tout ce qui lui nuit.
La Révélation d’Arès concentre son effort pour faire comprendre à l’homme le gâchis de son monde spirituel qui lui éviterait aussi le gâchis de son monde matériel alors que l’inverse n’est pas vrai. L’univers et nous, sommes conçus comme cela, on peut y réfléchir, s’en convaincre, en le comprenant. Deux lits pour une nuit est le produit de l’homme fou (V/7). Moi et le prochain c’est même préoccupation. En faisant pénitence je fais gagner du temps et des moyens à toute la planète, parce que je recrée à l’intérieur de moi-même comme à l’extérieur les moyens du partage équitable.
Le salut c’est bien de vivre cette vie ici et maintenant mais en spiritualisant tous nos actes quotidiens, en y ajoutant une préoccupation d’amour, de bien de changement du monde positif. Le temps d’une pénitence ne s’oppose pas au temps d’une vie matérielle, il n’y a pas alternance, il y a superposition complémentaire. Tout acte quotidien et quotidien-économique peut aussi créer notre âme.
Mais avant de retrouver cette complémentarité naturelle, tout le temps, on doit apprendre. La Parole et son prophète nous en montre le raccourci dynamique. Pénitence et moisson inséparablement.
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  Madeleine, 4 juin 2006
Citation :
mais en spiritualisant tous nos actes quotidien, en y ajoutant une préoccupation d’amour, de bien de changement du monde positif
Ce passage éclaire un questionnement chez moi.
Comment spiritualiser tous nos actes?
Je me souviens que soeur Christiane avait dit, lors d'un atelier, que pour elle faire les carreaux était un acte spirituel, puisqu'elle les faisait pour le bien du frère Michel, ou par amour pour le frère Michel, je ne sais plus très bien.
Est-ce que spiritualiser tous nos actes est dans la relation à l'autre? Pour le bien de l'autre?
Peut-être aussi que c'est dans l'équilibre de ce que nous avons à assumer. Je m'explique: Faire le ménage n'est pas toujours rigolo, si je le fais rapidement (je n'aime pas la saleté) pour m'en débarrasser et pour pouvoir aller à la mission par exemple, je crois qu'il n'y a rien de spirituel là-dedans.
Au fond, rien ne devrait se faire dans l'habitude (je réfléchis en écrivant), tout devrait être pensé. Tu dis Bernard: y mettre de l'amour. Dans le livre de Martin Lings le prophète Mouhamad dit aussi: "Quand vous faites quelque chose, faites-le à la perfection". Est-ce cela aussi spiritualiser nos actes?
Le Père est aussi matière ou dans la matière (si je me trompe vous me reprendrez), c'est quelque chose que j'ai perçu lors d'un gardiennage, et il m'est apparu qu'il était important, à cause de cette présence, de tout entretenir à la perfection. Mais là, peut-être que je déraille un peu.
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  Bernard Faith, 4 juin 2006
Ce qui spiritualise un acte quelqu'il soit c'est qu'il prend part à l'accomplissement de la Parole. Souvent quand je fais quelque chose je cherche un verset de la Parole se rapportant à ce que je fais (Je crois que c'était un conseil du frère Michel lors d'un pèlerinage, mais je n'en suis plus sûr ?) pour orienter le sens de ce que je fais, la manière dont je le fais. Mais cela ne m'est pas encore naturel et parfois j'ai beau trouver un sens de la Parole s'y rapportant j'ai du mal. Mais à force de le faire, je m'y améliore. Cela demande de poser sa pensée, assis pour voir la fleur ... et le monde nous demande le réflexe inverse de toujours faire les choses précipitament dans l'impulsion (faire celui qui assure).
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Visiteur Roger C., 5 juin 2006
Bonsoir,
Je ne sais pas s'il faut à ce point tomber dans l'obsession du rapport spirituel dans le plus petit acte du quotidien. Personellement, quand j'ai la brosse-à-crottes en main pour curer la cuvette des WC, je ne pense pas trop à un lien avec la Bible ou avec la Révélation d'Arès. Je vaque mécaniquement à cette occupation du moment, pour aboutir à la propreté que je veux - en tous cas que je souhaite en arrivant (donc en pensant à la personne qui me succèderait). C'est le simple bon sens, sans plus. En tous cas, de fait, s'il y a une once de spiritualité dans l'affaire, elle y est induite tout naturellement.
Roger C.
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  Bernlouby, 5 juin 2006
Citation :
Je vaque mécaniquement à cette occupation du moment, pour aboutir à la propreté que je veux - en tous cas que je souhaite en arrivant (donc en pensant à la personne qui me succèderait). C'est le simple bon sens, sans plus.
Juste le temps de confirmer que la beauté servante du bien, je la trouve dans l'intention (faire propre, servir la personne qui suivra) comme dans le geste : le faire, mettre la main à la brosse et à la cuvette... Accomplir... la parole, c'est aussi accomplir un geste, du bon sens, simple, bon ou courageux.
Qu'est ce que serait "spiritualiser" la matière ou les relations humaines si ce n'était pas dans chaque instant, dans chaque acte si "prosaïque" ou banal qu'il paraîtrait au commun des mortels que nous sommes en attendant d'avoir respiritualisé suffisamment notre pâte humaine?
Même la mécanique peut-être spirituelle, c'est pas par hasard seulement qu'elle marche et que les "xxxxx" sont nettoyées, j'y vais et j'y pense souvent, c'est un lieu de rencontre avec soi-même et avec tout autre, merci du plan!
salut frères pénitents,
bernloub
( "xxxxx" : mots qui n'ont pas cours sur AbsoluteLife. g-root)

Je n'ai qu'un moyen de changer le monde : changer ma vie
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  g-root, 5 juin 2006
Bonjour Roger C.
Tu dis:
Citation :
tomber dans l'obsession
ce qui participe d'une grande sagesse chez les femmes, n'est pas de tout de suite "tomber dans l'obsession", qui est très réducteur, de ta part.
Je te trouve, parfois, (sur certains sujets), un peu excessif (et un peu remonté à priori) dans tes propos.
Peut-être que les nouveaux forums spirituels de AbsoluteLife t'inciteront à mieux découvrir (ce que dit) l'autre.
Tu dis:
Citation :
je ne pense pas trop à un lien [avec la Bible ou] avec la Révélation d'Arès
Le lien, c'est la vigileance qui participe de la pénitence (Rév d'Arès 30/11) (pénitence: le pèlerin d'Arès 1993-1996), et cela, même dans les "latrines" (dont parlait Jésus).
Citation :
En tous cas, de fait, s'il y a une once de spiritualité dans l'affaire, elle y est induite tout naturellement.
Là, je ne te comprends pas. Peut-être pourrais-tu développer ?
 
(ajouté le même jour) Madeleine, vous dîtes :
Citation :
"Quand vous faites quelque chose, faites-le à la perfection". Est-ce cela aussi spiritualiser nos actes?
Je trouve cette question très élevée, et qui demande temps de recherche et de réflexion.
Personnellement, je vous conseillerai de la placer en "nouveau sujet/New Topic" dans votre colloque : "La Table ronde de Madeleine"
Je vous embrasse fraternellement,
Guy.

C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue
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Visiteur Roger, 6 juin 2006
pas remonté, je souris un peu. Bon, je sais que j'ai le don d'agacer, puisque je ne suis pas un bon pèlerin qui chante en coeur pour les couplets que nous affectionnons de broder autour de la Révélation d'Arès et de la dynamique prophétique ainsi revivifiée. J'ai parfois l'impression qu'un point de vue (semble t-il) contradictoire, et souvent ressentis comme une pensée intruse en notre direction de certitude. Enfin, je ne vais pas vous embêter avec mon point de vue, c'est promis. Après tout, c'est votre lieu, et je vais l'honorer en m'abstenant. C'est sans doute mieux ainsi.
Bien à vous Guy.
(ajouté le même jour)
Pour reprendre la question de Madeleine (en espérant qu'elle ne sera pas ressentie comme étant "remontée", n'est-il pas ?), je cite :
"Quand vous faites quelque chose, faites-le à la perfection". Est-ce cela aussi spiritualiser nos actes?
Je réponds "oui", sans hésiter. Cela me parait couler de source. Je ne vois pas pourquoi ces deux choses seraient dissociées, puisqu'elles ne font qu'une, par le fait qu'en donnant le meilleurs de soi, en allant toujours plus loin pour rendre les choses perfectibles, on fait ainsi honneur d'une part aux dons qui sont ainsi en nous (cf la parabole des dons dans la Bible), et d'autre part à celui (où ceux) qui pourrait bénéficier ou être gratifié du travail ainsi rendu. Le "vrai salaire" de l'ouvrier dont fait mention La Révélation d'Arès, je le ressens ainsi.
Roger
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  g-root, 6 juin 2006
Cher Roger,
Vous dîtes:
Citation :
mais je ne vois pas où il y a de la vigilance à avoir balayette en main, ou chiffon pour polir le meuble.
Si vous ne le voyez pas, à mon avis, c'est parce que vous avez une vision réductrice (et culturelle) des activités domestiques telles que avoir une balayette ou un chiffon dans la main (passer l'aspirateur, faire la vaisselle, etc.)
Serait-il ridicule d'avoir une balayette ou un chiffon dans la main ? C'est ce que vous laissez supposer, comme si l'homme qui tient une balayette ou un chiffon dans les mains serait d'un coup projeté dans les abysses de la (de sa) sous-humanité ou dans une condition "d'homo abrutis" ?! Cliché.
Les aspects pratiques (et domestiques) de l'existence, les femmes le comprennent généralement bien mieux que les hommes.
Par l'effet de leur instinct spirituel bien supérieur au nôtre, décalage qui fait qu'elles lui sont (ce qui n'est pas souhaitable) soumises.
Oui, il est vraiment temps (venu le temps) d'établir partout les femmes dans leurs mérites (Rév d'Arès 9/5).
En commençant par se déculturer.
Sortir des clichés culturels et entrer dans la Vie !
Citation :
Après tout, c'est votre lieu, et je vais l'honorer en m'abstenant.
Si pour vous cet espace d'expression et de témoignage n'est qu'un lieu pour "chanter en coeur pour les couplets que nous affectionnons de broder, etc ..." (je trouve même cela offensant), je comprendrai pourquoi vous vous abstiendriez d'y participer, et vous auriez raison.
Mais ne vous méprenez pas non plus sur nos objectifs.
Et détrompez-vous : Aimer n'est pas "chanter en coeur pour les couplets que nous affectionnons de broder, etc ", ... ne vous en déplaise.

C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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  Bernard Faith, 7 juin 2006
Citation :
Qu'est ce que serait "spiritualiser" la matière ou les relations humaines si ce n'était pas dans chaque instant, dans chaque acte.
Bernloub
Juste une petite remarque de mémoire c'est l'homme qui peut se spiritualiser, pas la matière (Remarque du frère Michel à un atelier à un frère de strasbourg, Eric)
C'est vraiment ce qui se passe dans l'homme qui est l'important.
Est-ce que, ce que je suis en train de faire et la manière dont je le fais (quelle vie je développe en moi ?) fait changer le monde en bien ou
non ? et moi-même ? selon le plan du Père ? D'où l'intérêt de vouloir accomplir La Parole quoiqu'on fasse et de trouver les connexions que le monde ne nous pousse pas à trouver pour ne pas se faire récupérer dans la production de vie mauvaise. Chaque moment de la vie mérite qu'on s'y arrête pour que dans ce moment on puisse dans notre coeur et dans le monde libérer les forces spirituelles qui sauvent. L'homme peut gagner en profondeur et en consistance de sens et pour chaque acte libérer des forces différentes suivant la conscience qu'il en a.
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  Bernlouby, 7 juin 2006
bonjour à tous sur le" fil du temps" d'une pénitence qui est la nôtre,
J'ai suivi le fil ce matin,
alors "on" n'y fait pas dans la broderie ! tant mieux d'un côté, et pourtant j'aime aussi la broderie, je vais travailler ce matin pour accrocher une très belle oeuvre chez quelqu'un rassemblant des broderies de tous les coins et de tous les styles de Bretagne, ce travail de patience, d'art est époustouflant et j'en suis loin...
pour le reste,
j'espère qu'il n'y a pas d'offenses, mais une clarté nécessaire entre nous comme avec tout le monde, et je rejoins en ce sens totalement notre frère guy pour dire que nous aimer, même si cela inclut les "broderies" ou les "bigoteries" selon Roger, nous aimer c'est une recherche que nous prenons à coeur à l'âme de faire ici, pour y arriver mieux ailleurs, et ça me plairait de ne pas voir notre frère Roger seulement comme un "vilain petit canard", qui ferait mieux ailleurs ce que nous ferions si mal ici, je suis entièrement d'accord que toute tâche, y compris celle des "xxxxx" est à accomplir avec grandeur, perfection, comme une contribution au rapprochement du Jour : il n'y a rien de bigot là-dedans, c'est notre espérance, en tout cas, enlever à chaque instant toute épine, tout ce qui entrâve la marche vers le bien, comme un mensonge à soi ou à qui que ce soit, un mensonge au changement, il est temps toujours de l'enlever, de faire une preuve d'amour et d'intelligence,
je vous embrasse, je prie avec vous,
bernloub

(Nota du webmaster: "xxxxx"  = mots qui n'ont pas cours sur AbsoluteLife. g-root)
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  g-root, 7 juin 2006
Bonjour mon frère Bernard Faith,
Tu dis:
Citation :
Chaque moment de la vie mérite qu'on s'y arrête pour que dans ce moment on puisse dans notre coeur et dans le monde libérer les forces spirituelles qui sauvent. L'homme peut gagner en profondeur et en consistance de sens et pour chaque acte libérer des forces différentes suivant la conscience qu'il en a.
C'est beau ce que tu dis.
(beauté: la beauté qui est servante du Bien (12/3) )
... et la conscience qu'il en a.
Aimer son prochain, quelque soit son niveau de conscience en gardant toujours une dynamique qui élève ?

C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue
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  Madeleine, 7 juin 2006
On ne peut pas venir régulièrement sur AbsoluteLife et en ignorer tout ce qui appelle à la pénitence, au changement de fonctionnement.
On pourrait dire qu'AbsoluteLife, c'est la théorie, et chez soi, les TP (Travaux Pratiques).
Ce que tu as écrit Bernard
Citation :
en spiritualisant tous nos actes quotidien, en y ajoutant une préoccupation d’amour
m'a bien aidée ce matin à réorienter ma pensée en faisant le ménage pour le bien de celui après qui j'étais fâchée. Cela m'a permis de garder la paix dans la relation, la douceur des mots mais sans soumission. Une forme de lucidité quoi!
Peut-être que c'est ce que veut dire Jésus dans Mathieu 5/39: rendre le bien pour le mal.
Peut-être que c'est aussi ce qu'écrit Guy:
Citation :
Aimer son prochain, quelque soit son niveau de conscience en gardant toujours une dynamique qui élève ?
il s'est embrasé de Mon Amour pour l'homme, son frère (32/3)
La longueur de notre pénitence vient sans doute de la difficulté à être constant dans l'amour que nous devons à tout homme.
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  frMichel, 7 juin 2006
Citation :
La Révélation d’Arès invite chacun a faire le bilan de ce qu’il fait, de ce qui l’a fait tel qu’il est et à modifier tout cela lui-même, pour être, tel qu’il veut devenir et tel qu’il veut que le monde devienne. L’homme a juste le temps de changer en bien, c’est ce que nous apprend La Révélation d’Arès. La gestion du temps c’est important. La religion a peut-être un petit peu compris cela dans son utilisation de la terreur ? Mais il existe un autre moyen à creuser nous dit La Révélation d’Arès pour vaincre le malheur : le changement mesuré dans la joie, l’acquisition de la vie spirituelle... Bernard Faith, le 4 juin 2006
Bien aimé frère Bernard Faith, bien aimés tous,
Je n'ai pas beaucoup de temps ces jours-ci. Néanmoins, à l'appel de Guy j'ai lu rapidement ce nouvel échange entre vous, mais pour bien répondre, il me faudrait bien comprendre ce que vous voulez dire, surtout Bernard Faith, et ce n'est pas le cas. Je me rends compte que vieillis à l'accéléré. Je ne saisis pas complètement le sens de vos messages, surtout du dernier dont je cite un extrait dans le box ci-dessus, à moins que je craigne de comprendre que nous ne sommes pas d'accord sur le sens de La Révélation d'Arès. Je me trouve un peu perdu, à tout le moins perplexe. Pour moi tout est tellement simple et je trouve votre échange compliqué, mais je me demande si ce n'est pas vous qui avez raison et moi tort.
Le rapport de la pénitence au temps que chacun de nous a pour l'accomplir est exactement le rapport de notre vie terrestre au temps qui sépare notre naissance de notre mort. Que ce temps soit de 10, 20, 50 ou, en cas de longévité exceptionnelle, 100 ans, ça ne change rien au fait que nous ayons juste le temps de la pénitence. C'est un effet de l'immense Amour du Père ou, si vous préférez, de sa Miséricorde (de là l'inutilité de l'invoquer à tout propos), parce qu'il est clair que pécheurs comme nous sommes, il nous faudrait normalement... disons... quatre, cinq, six, peut-être même vingt vies pour faire notre pénitence. Mais non, une vie suffira! C'est pas un Don de Miséricorde fantastique, ça?! Le Coran n'a-t-il pas raison de commencer chaque Sourate par Au Nom du Clément, du Miséricordieux?
Là où je comprends encore moins, c'est quand Bernard Faith croit voir dans nos soucis temporels et matériels quelque chose qui pourrait entraver la pénitence ou lui être comme contraire, à moins que je le comprenne mal.
Mais non! La pénitence hors de nos soucis quotidiens, ce ne serait plus la pénitence, ce serait quelque chose comme l'isolement hors du monde que recherchent les moines et autres ascètes, que le Père rejette comme une erreur. Si vous l'avez remarqué, c'est dans les rapports avec la société, proche ou lointaine, que la pénitence s'exerce le mieux pour une raison simple, c'est que la plate-forme morale ou métaphysique de la pénitence est avant tout l'amour et que l'amour ne peut se mesurer qu'à l'aune du monde qui nous entoure: la famille, le boulanger, les collègues de travail, le flic qui vous arrête pour une contravention, le percepteur d'impôts, bref, tout le monde et tout spécialement les gens que le monde n'aime pas et que nous devons aimer. Ce qui ne veut pas dire se mettre à plat ventre devant eux. Nous devons défendre nos droits comme faire évoluer la société vers plus de bonheur et moins de complications, mais nous devons le faire avec amour. Comment pourrions-nous mesurer la force de notre pénitence hors de ce milieu d'emmer...ments continuels?
La pénitence, c'est simplement se comporter dans la vie de tous les jours avec amour, pardon, paix, liberté et intelligence. C'est peut-être la liberté qui pose le plus de problèmes, d'ailleurs, mais ne compliquons pas. C'est ça la vie spirituelle, rien d'autre.
Je ne me relis pas. je n'ai pas le temps, mais de toute façon il n'y a rien de compliqué dans tout ça. Il n'y a d'ailleurs jamais rien de compliqué dans ce que dit le Père. C'est nous qui compliquons.
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  Thierry, 7 juin 2006
Le frère ainé ne se lasse pas de nous parler. Il répète sous mille formules différentes les mêmes choses depuis plus de trente ans. Nous, nous le faisons aussi répétant aussi les mêmes choses. Notre pénitence n'étant évidemment pas aussi développée que celle de Mikal, cela peut paraître pénible et lourd à certaines personnes qui nous côtoient. A nous de les étonner, de changer notre vocabulaire, de toujours nous renouveler puisque nous voulons devenir co-créateurs avec le Père. Plus nous serons des pénitents, plus nous deviendrons les poulains agiles du Créateur.
Bien fraternellement.
 
(posté le même jour)
Oui, c'est vrai, nous avons toujours tendance à compliquer ce que nous dit le Père. C'est dans le monde que nous faisons notre pénitence alimentés par la lecture quotidienne de la Parole.

Thierry.

"Si tu deviens juste, tu seras bon pour le Jour.
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  Bernard Faith, 7 juin 2006
Ce que j'essaye d'exprimer depuis le début je crois c'est que je vois la contradiction dans notre regard (en référence à "si ton oeil est sain tout ton corps sera lumineux". de jésus).
Ceux qui me disent qu'ils n'ont pas le temps ...(voir premier message) je me dis c'est parcequ'ils ne voient pas bien les choses donc que je leur ai mal expliqué ou mal donné à voir - je me trompe peut-être, peut-être voient-ils bien et tout simplement refusent. Je me disais qu'ils voyaient une contradiction entre les efforts à fournir pour vivre dans le quotidien qui leur prenaient toute leur énergie et les efforts à fournir pour la pénitence qu'ils ne jugeaient pas utiles ou sérieux ou vital? Pas utile au bonheur en tous cas?
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  frMichel, 8 juin 2006
mon cher Bernard Faith,
Je viens de lire votre poste du 7 juin à 22h45 et, je dois l'avouer, c'est là que je ne comprends pas, d'une façon générale (pas seulement vous-même, mais le propos globalement), je ne pige pas de quoi il s'agit. C'est peut-être pourquoi j'ai répondu à côté ou un peu à côté.
J'avoue aussi n'avoir jamais rencontré de soeur ou de frère qui me dise que, la vie moderne pompant leur énergie, ils n'ont plus d'énergie pour la pénitence... Aussi incroyable que cela paraisse, personne ne m'a jamais dit cela. Je me sens donc comme pris de court pour répondre.
Pour moi il n'y a aucune différence entre la vie quotidienne et la pénitence, donc pas de différence entre l'effort de la vie quotidienne et l'effort de pénitence. C'est un peu comme si on me disait qu'il faut séparer vivre et respirer. Or, l'un ne vas pas sans l'autre, c'est la même chose.
J'en suis à me dire que je ne comprends pas de quoi il s'agit dans cet échange et qu'il doit s'agir d'autre chose. Pardonnez ma pauvre jugeotte.
Je prie avec vous, je vous embrasse de toute mon affection fraternelle.
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Visiteur Marie, 8 juin 2006
Bonjour à tous,
Effectivement, vivre est indissociable de respirer.
Et l'effort vient naturellement car il est vital ; on peut ainsi transposer l'effort de respirer pour continuer à être en vie (on peut retenir sa respiration quelques minutes en cas de nécessité, mais l'asphyxie conduit à la mort) à l'effort de pénitence quotidien pour continuer à construire son âme (et ne pas faire le bien de manière voulue et/où nécessaire est indifférence au monde, une mauvaise direction).
Le sens que Bernard donne à sa pensée serait-elle celle-ci = Les personnes qui ne veulent pas faire l'effort de vivre sont peut-être sucidaire —une question existentielle (Camus) dans le sens terrestre et spirituel— où déprimée, désespérée et ne conçoivent pas/plus de raisons et la Raison dynamisatrice de l'effort, lequel donne l'enthousiasme de la vie/Vie ?
Alors, il convient de se poser la question de savoir pourquoi il y a désespérance (fatalité, effet d'entraînement à cause de l'inertie de la masse, …) afin de leur parler en fonction de leur état et de leur frayer avec humilité la voie vers la vie spirituelle dans la simplicité de l'accomplissement du Bien, chacun à sa "mesure". Mais il n'y a pas de recette, c'est une adaptabilité permanente et circonstancielle.
Simple réflexion dans ce site riche d'enseignement !
Marie
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  Bernlouby, 9 juin 2006
bonjour et bienvenue Marie,
ici bernloub,
je ne vois pas de visage à Marie d'aujourd'hui tant il y a de Marie depuis Marie (et laquelle, puisqu'avant Aaron, il y en avait déjà dans le peuple de la Bible),
votre message explique avec douceur et simplicité, ce que je ressens dans ce monde de l'humanité auto-destructrice.
Oui, c'est ce que je pense qu'exprime le message de Bernard65 : le revers auto-destructeur (suicidaire) de l'humanité pécheresse actuelle, celle qui vit sur cette terre depuis qu'elle la domine plus avec le seul outil de l'intellect qu'avec son âme.
Oui, je me retrouve très très souvent avec des gens qui me paraissent inconscients de la souffrance que représente le péché, et ses conséquences: souffrance, maladie et mort, comme si c'était "inscrit" en l'homme et dans la nature, inéluctable, irréversible, et qu'il fallait s'en accommoder seulement. D'ailleurs "on" ne dit pas péché dans la vie courant on dit "c'est la vie."... C'est tout dire : si on meurt, si on souffre, si on a un accident, s'il y a la guerre ou le divorce... "c'est la vie". (point). En quelque sorte, pour le "commun des mortels", nous sommes tous devenus, inconscients de notre nature spirituelle, ce qui est important c'est "profiter de la vie", en d'autres termes "tirer un bon coup sur la cigarette qui nous brûle" et nous donnera en même temps la jouissance, puis la mort, mais c'est comme ça. C'est con, et c'est pour ça, je crois que MartinLuther King nous rappelait à "apprendre à vivre ... comme des frères, pour ne pas continuer à mourir comme des idiots !!!"
Je nous trouve en général, dans la vie de tous les jours, avec tout un chacun, tellement loin de la "vie spirituelle", tellement englués dans cette indifférence au vrai, au fond, au bonheur, à l'autre, que la pénitence, l'effort naturel de vivre pleinement, de se réveiller au jour lumineux à l'intérieur de soi, de faire sa toilette physique et spirituelle, chaque jour un peu plus profondément et joyeusement, cette action-recréation-plaisir de vivre, devient tellement absente des évidences, que nous avons même de la peine à nous faire comprendre entre nous, je le vois ici.
C'est pourtant si simple comme le disais un "visiteur" avant l'intervention du frère aîné, pas si simple à faire ou à concevoir, puisque nous avons pris un pli terriblement fermé par rapport à la vie, mais si simple dans sa composition, dans ce qu'il faut obtenir de soi : quand on aime, tout est tellement bon, mais aime-t-on assez la vie? c'est la question que Camus devait nous poser à travers son oeuvre et que nous devrions nous poser à chaque instant, en nous-même et entre nous... vive ABSOLUTELIFE !
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  Madeleine, 9 juin 2006
Bonjour Marie et bienvenue sur AbsoluteLife.
La douceur de votre intervention m'a fait penser à: "Sors de moi, O Douceur!..." C'est important de pouvoir s'exprimer avec douceur (ce n'est pas mon naturel, mais avec un peu de temps...), surtout dans un écrit où les mots prennent plus d'importance parce qu'ils ne sont pas adoucis par un regard.
 
(ajouté le même jour:) Tu dis Bernloub
Citation :
Oui, je me retrouve très très souvent avec des gens qui me paraissent inconscients de la souffrance que représente le péché, et ses conséquences: souffrance, maladie et mort, comme si c'était "inscrit" en l'homme et dans la nature, inéluctable, irréversible, et qu'il fallait s'en accommoder seulement.
Mais, au fond qu'est-ce qui est important:
Que les gens prennent conscience que la souffrance est dûe au péché, ou que la pénitence rend plus heureux?
Pour nos proches, on ne peut qu'en faire la preuve par notre propre vécu, autrement on risque d'être dans les mots et ceux qui ne sont pas dans notre démarche peuvent se sentir jugés et donc réagir par la défensive.
Dans la rue quand on dit que nous avons tous une aspiration au bien, que nous avons tous un besoin fondamental d'être libre et un besoin fondamental d'être heureux, parce que cela correspond à notre nature initiale profonde, je peux vous garantir que l'on ne vous tourne pas les talons, et que souvent les yeux s'éclairent. Après, il est facile de dire que nous courons tous après le bonheur (et vous n'avez personne à vous contredire), mais que l'on ne va pas forcément dans la bonne direction. Il est alors beaucoup plus facile de dire que le bonheur passe par le choix d'aimer, de pardonner, de refuser le mensonge..
Cela me parait plus facile et plus dynamique que de travailler à convaincre l'autre que la souffrance est dûe au péché parce que nous avons tous envie d'être heureux. Mais bon, je réagis avec ma sensibilité. L'important est d'être bien en accord avec ce que l'on dit.
Pensées fraternelles à toutes et à tous.
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  Bernlouby, 9 juin 2006
bonsoir,
merci madeleine de ton retour sur :
"péché/pénitence", de quoi faut-il se convaincre, ou qu'est-ce qui rend le plus heureux ?
pour moi, péché et pénitence sont les deux plans d'une même existence, la conscience de l'un pouvant permettre d'agir avec l'autre.
Si l'homme avait conscience de sa responsabilité d'autocréation (en souffrance comme en bonheur) il serait plus libre de choisir le chemin du bonheur qui se plante pour longtemps, mais il a utilisé sa liberté en faisant un choix de borgne, ce que tu exprimes par "on ne va pas forcément dans la bonne direction".
Si je sais que je pèche, c'est à dire que je me trompe ou que je m'égare (illusionne) sur le chemin du vrai bonheur, je suis à même d'emprunter ce chemin beaucoup plus adroitement, c'est ce que me dit ma sensibilité à la parole. Le choix du bonheur généralisé dont tu parles pour le monde actuel est en fait, bien souvent, le choix inconscient de pécher c'est à dire de vivre à courte vue, même en faisant la charité, même en pensant être bon, mais en n'entrant pas en pénitence effectivement, pour que le le monde change, que nous voyions le monde et nous autrement qu'avec nos yeux ennivrés.
Je suis bien d'accord que la dynamique joyeuse de la pénitence entraînera tous ceux que nous pourrons, et je sais aussi que la conscience de notre capacité d'autocréation, de changement de l'usage de nos "défauts" en "qualités", ainsi que le réveil de notre intuition spirituelle abandonnée dans le fond de nos coeurs, fonderont le courage des héros à venir.
C'est juste comme tu le dis une question d'approche, et je vois les deux aspects de moi dans le miroir : le pécheur... qui entre en pénitence,
la fièvre sort du frère, le coeur entre en lui (XXXIII/13)
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Visiteur Roger, 11 juin 2006
Cher Guy,
Je prend tardivement connaissance de votre réponse. Bon, c'est le procès d'intention (grosso modo : le dédain supposé que j'aurais pour la femme et les tâches ménagères). Je vais vous laisser le dernier mot, qui a vocation de m'enseigner ce dont je suis supposé ne pas avoir compris. Mon propos était ailleurs, mais vous le ressentez comme offensant. Je me suis donc mal exprimé, et mal fais comprendre. Pour ma part, après toutes ces années, il me semble qu'il y a notions basales sur lesquelles il ne devrait plus y avoir des questions. Mais c'est mon avis, j'en faisais part. Cela vous ai déplaisant, je n'en doute pas.
Roger
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Danielle, 12 juin 2006
Bonjour Madeleine et à vous tous,
" Sors de moi, Ô Douceur !" dis-tu. Cela me rappelle un moment de mission avec un frère qui parlait sur le thème - la douceur- ceci à plusieurs reprises. Je n'arrivais pas à sortir une phrase, seulement quelques mots. Je disais à ce frère "comment veux-tu que j'ai une discussion sur la douceur puisque j'ai beau lui dire d'entrer, de rester en moi et d'en sortir. Que dalle ! oui ! J'ai beau persévérer, rien n'y fait !" Il y a de cela 3 à 4 ans. Aujourd'hui j'ai compris qu'en construisant ma paix intérieure, d'avancer dans ma pénitence, de construire l'humilité et bien la douceur commence à pointer son nez, légèrement, mais sûrement. Que j'en suis heureuse ! Enfin je commence à voir "la montagne énorme devant ma porte".
Merci Madeleine. "Le Bien retourne dans le frère."
Je t'embrasse bien fort ainsi que vous tous
Danielle
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  Bernard Faith, 17 juin 2006
Bonsoir à tous, merci de participer à ce sujet difficilement compréhensible et d’essayer chacun d’y apporter une réponse. Vu vos réactions je me demande si je comprends bien moi-même ce que je comprends. Bienvenu Marie.
Pour me simplifier, suite à vos interventions, j’ai décidé dans ma moisson de dire et de commencer à parler aux personnes dans la rue par des phrases du genre : j’ai un message très, très simple à vous transmettre et d’exposer le message sous cette lumière de la simplicité. Je vais continuer.
Mais j’éprouve le besoin d’essayer encore d’expliquer mon sujet de Table ronde :
Peut-être vais-je dire des bêtises mais comme j’ai compris-subit ce trouble du temps il y a longtemps, et que j’y suis encore confronté notamment encore récemment par un frère qui me reprochait plus ou moins une activité de loisirs, je vais avancer quelques éléments que je crois avoir compris notamment en relatant un propos entendu par la bouche de celle qui m’a opposé « je n’ai pas le temps pour cela » (je compte bien approfondir avec elle ce « je n’ai pas le temps » mais le contexte fait que c’est difficile d’avoir une discussion profonde sur commande avec cette personne, je vais être obligé de guetter le bon moment) alors que nous étions en dialogue avec un fabricant de galettes et de crêpes bretonnes. Ils disaient (ce sont mes mots) qu’ils arrêteraient bien de se lever le lendemain pour aller travailler et qu’ils dormiraient bien un bon coup et que s’ils pouvaient ils arrêteraient bien de travailler : le paradis (je tiens à préciser que ce ne sont pas des fainéants). Je me bats personnellement contre cette idée depuis des années et je cherche personnellement le travail heureux. Je ne vois pas pourquoi le travail ne serait pas heureux. Cette recherche du travail heureux fait qu’on a envie de tout changer comment cela se passe dans notre cœur et dans la manière de nous y prendre. Mais peut-être est-ce une mauvaise approche du problème ?
Cette société a divisé le temps en deux le travail d’un coté avec ses efforts pénibles et les loisirs de l’autre. Je crois qu’automatiquement quand on arrive, nous pèlerins, avec les efforts du changement cela s‘oppose aux loisirs dans la tête du missionné, du fait du conditionnement travail-associé à efforts. C’est pourquoi je pense depuis longtemps sans oser le faire (le mot effort s’est cristallisé dans ma tête avec une peur lui étant associé, comme s’il était sacré et qu’on avait pas le droit d’y toucher) qu’il serait opportun de faire une mission sur le repos, savoir se reposer, et se reposer de quoi, tu te reposeras car la fatigue ôte l’esprit à l’homme et qu’on pourrait arriver par ce biais dans un climat positif aux efforts positifs de la pénitence. On peut développer la pénitence aussi bien dans le loisir que dans le travail. La lutte continuelle contre le mal que nous demande la révélation d’Arès hors pèlerinage peut se faire aussi en développant les efforts de savoir se reposer. L’homme fort du monde que décrit la révélation d’Arès est le type même de celui qui ne sait pas se reposer, la paupière toujours ouverte, obsédé par ses calculs, son compte. L'homme noir n'a pas la paupière.
Le célibataire qui n’a pas le conjoint pour se reposer, oublier ensemble jusqu'au matin la fatigue de l’ascension a du mal à trouver le bon repos. Au début que j’étais pèlerin je buvais avec des copains étudiants 3, 4 bières, pendant qu’ils en buvaient 6 ou 8, j’étais un peu pompette, mais j’étais toujours surpris combien cela faisait du bien à ma pénitence et enlevait des tensions négatives en moi et me laissait repartir dans des efforts positifs.
Un des rares éléments que j’ai retenu de mes cours de sociologie c’est comment les moines catholiques ont étendus au moyen-age leur pouvoir grace à la maitrise du temps, grace à l’horloge.
Quand des moines arrivaient dans un lieu la première chose qu’ils faisaient était d’installer une cloche grâce à laquelle ils sonnaient outre l'appel à la messe, toutes les heures. Et ainsi toute la campagne finissaient par vivre au rythme du monastère. Et ainsi d’horloge en horloge ont tout rythmé, tout structuré.
Ainsi savoir exposer la pénitence qui peut fusionner avec toutes les activités que les hommes font de leurs temps me paraît important. Puisqu’elle fait exploser quelque part le pouvoir du temps sur l’homme, lui donnant progressivement les moyens de se rebrancher hors du temps au contact du Père sans intermédiaire-monastère.
Le temps de la prière est un temps qui souvent est incompris par les incroyants. Il me semble qu’on peut prier tout en faisant pénitence mais qu’on peut prier et ne pas être pénitent et là c’est du temps de perdu.
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  Madeleine, 20 juin 2006
Cher Bernard
J'ai imprimé ce que tu as écrit pour y réfléchir pendant le pélerinage.
je répondrai à mon retour.
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  Thierry, 20 juin 2006
Citation :
Ainsi savoir exposer la pénitence qui peut fusionner avec toutes les activités que les hommes font de leurs temps me paraît important. Puisqu’elle fait exploser quelque part le pouvoir du temps sur l’homme, lui donnant progressivement les moyens de se rebrancher hors du temps au contact du Père sans intermédiaire-monastère.
Bonjour Bernard, bonjour Madeleine,
Je répons à chaud à cette partie de ton texte. Le père dit dans La Révélation d'Arès (de) Ma Main à Ma Main Je cours ;(Rèv. d'ArèsXXII/10) puis au verset 12 il insiste encore Je cours (encore, et pendant ce temps) Je fais mille nouveaux soleils.
Il nous donne cette impression de ne pas souvent se reposer, peut-être se reposait-il du temps d'Adam(e) lorsqu'il se montrait au Jardin d'Eden pour y rencontrer Sa créature l'homme. Dieu semble courir tout le temps, hors du temps, qui est Son temps (difficile à comprendre) mais ne faisons-nous pas un peu pareil lorsque pour nous reposer nous changeons naturellement d'activité. Le fait de prier est une activité comme une autre qui s'enchaine avec d'autres activités d'accomplissement de la Parole que le pénitent vient de prononcer sur ses lèvres. Le fait de changer d'activité, c'est un peu reposant parce que cela fait varier la durée du temps et nous approche peut-être de cette merveilleuse notion hors du temps. Qui n'a pas remarqué que le temps est élastique tout au long d'une journée. Et parfois, la Grâce aidant, nous avons l'impression de dépasser le temps, d'échapper à l'horloge religieuse ou politique parce que nous avons accomplis/réalisé un petit bout de pénitence, alors la fatigue devient légère et saine.
Bien fraternellement à vous
Thierry.

"Si tu deviens juste, tu seras bon pour le Jour.
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  Bernlouby, 21 juin 2006
effectivement Thierry, je ressens bien que prier fait entrer dans un autre temps que le temps du monde qui semble courir contre nous, ce "temps du monde" qui nous est interne, déclenché par le péché, la désintégration de la plénitude humaine, notre orientation sur le seul plan intellectuel ou matériel, "temporel".
Alors oui, la prière, c'est-à-dire quand je prononce la parole pour L'accomplir, je la prononce et je me change, je deviens autre, et, je rentre dans un autre plan, dans un autre temps, comme tu le dis, celui de la création, de la nature plénière, celle de l'homme qui retrouve le lien (le fil jaune) de la vie et du Créateur en lui, dans toutes ses pensées, dans tous ses actes, dans tous ses atomes de la journée...
L'homme qui vit ainsi son temps, sa vie, sa journée, ressent au fond de lui, un fond de bonheur, de sérénité qui lui fait aborder toute chose comme un pas, simple et bon, sur le sentier du milieu.
bien avec vous à me nourrir de la parole et à travailler au champ
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  Bernard Faith, 21 juin 2006
Cher Thierry et Cher Tous
mon souci est surtout missionnaire et dans l'idée de faire passer le plus simplement l'effort de pénitence de manière populaire. L'effort heureux et choisi du sport permet par exemple peut-être de mieux faire passer l'idée de l'effort heureux de pénitence que par le biais de l'effort de travail (souffrant). Je pense qu'il y a peut-être une sorte de court-circuit culturel qui ferme d'emblée la porte à une recherche de compréhension. Le père lui-même est progressif avec nous puisqu'il fait passer notre compréhension de l'effort de pénitence par l'évangile (où il y a repos à l'étape) et dans le Livre où il n'est plus question de ce repos. On doit être des héros accessibles qu'on a envie d'imiter pas d'aduler ni avoir peur. Peut-être que d'une vie de repos intelligent, il est plus facile et naturel de passer à une vie d'effort intelligent ? Ne plus faire le mal, jeuner du mal, c'est se reposer du mal quelquepart.
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- Fin de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur AbsoluteLife MSN -
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