Le pénitent 
 
  frMichel, 29 avril 2006
Quelques lumières m'ayant été données sur le forum (Merci à tous), je me suis un peu déculturé de l'impression de désordre que ce forum avait imprimée en moi depuis ma pré-adolescence. J'aborde un sujet plus grave avec moins d'appréhension. Appréhension de quoi? De ce qu'un sujet grave et pour moi fondamental, parce que fondateur de mon salut et du salut du monde: la pénitence au sens que La Révélation d'Arès donne au mot, risque toujours d'être trivialisé par des échanges d'idées qui passent par la tête sans réflexion.
Madeleine a ouvert un sujet très intéressant, celui de "l'homme bon." Sans doute le pénitent doit être un homme bon, mais l'homme bon est-il un pénitent? Pas nécessairement, et c'est par là que nous nous enfoncerons dans les profondeurs.
L'homme bon peut n'être qu'un homme bon. Un pénitent doit être plus qu'un homme bon.
Je me souviens avoir écrit dans "Pénitence" (Pèlerin d'Arès 1993-1996, p36) "...il arrive que le malfaisant souffre comme sa victime, par le trouble indéfini, l'intuition, qu'ont l'un et l'autre, que la cause est plus profonde que le mal, [...] qu'un seul mal subjuguant rôde au fond de chaque homme." Par là nous voyons que l'homme bon n'est pas défini par sa seule bonté, mais l'est aussi et indissociablement par rapport au mal auquel il s'efforce d'échapper. Cette conscience du bien et du mal simultanés en lui, même si le mal n'est plus actif, est nécessaire pour le pénitent, tandis que l'homme simplement bon peut, par exemple, faire preuve d'une naïveté totale concernant le mal, ce qui ne peut être le cas du pénitent qui alors ne serait pas prophétique, donc ne serait pas un moissonneur arpentant "le champ du bien et du mal".
En effet, le pénitent est nécessairement un moissonneur et vice versa. Le moissonneur quand il n'est pas pénitent est seulement un missionnaire. En somme, la pénitence s'exerce au coeur d'un carrefour d'interactivités internes et externes complexes. C'est une autre vie, qui tend à la Vie.
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  g-root, 29 avril 2006
Je rejoinds tout à fait votre analyse, frère Michel.
Je viens d'ailleurs de publier dans "Oasis/traiter l'information" (en interne pour l'instant, afin de mieux développer le sujet), un texte :

Medellin, 'sin city' [cité du péché] non virtuelle sud-américaine (Colombie),

qui devrait intéresser des frères d'Arès.
 
C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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  frMichel, 29 avril 2006
Cher Guy,
Très juste. Mais si Médellin était la seule ville où les Pèlerins d'Arès aient omis, par inconscience, négligence ou lâcheté, d'étendre leur moisson! Le monde est plein d'autres Medellins.
La Révélation d'Arès dit que c'est le monde (pas seulement Medellin) qui doit changer.
Ceci dit, vous avez raison de souligner que la tâche est immense et qu'il existe des "sin cities" en grand nombre auxquelles nous ne pensons même pas. Mais n'oublions pas que, dans sa Sagesse, le Père n'est pas apparu partout à des témoins de partout, mais il est apparu en France à un témoin français. C'est donc ici que tout commence, il me semble, même si, tout comme nous visons au mal en général, nous visons à toutes les "sin cities" (villes pécheresses) de partout. Quand nous permettons à une seule âme de naître, c'est l'âme du monde, l'ha, que d'une certaine façon nous faisons naître.
Il demeure que ça donne le vertige... Quel boulot! Eh! Elie, Isaïe et Cie, descendez un peu de votre Ciel pour nous donner un coup de main! En même temps, je me demande si vous nous seriez d'une grande utilité. Après tout, si vous aviez réussi vos missions, Israël en serait-il où il en est aujourd'hui, que c'est triste à pleurer?!!!
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  g-root, 29 avril 2006
Citation :
La Révélation d'Arès dit que c'est le monde (pas seulement Medellin) qui doit changer.
Tout à fait.
Mais ce qui n'empêche pas de faire un article publié sur Internet, pour attirer l'attention, que le phénomène 'Medellin' (qui est quand même extrême dans le genre et qui mériterait un reportage plus détaillé) peut aussi se généraliser, sur terre, faute d'y avoir fait attention, et ce n'est pas le "rabachage médiatique" actuel qui est là pour en informer les gens. Les médias se contentent de faire tout le contraire.
Citation :
Quand nous permettons à une seule âme de naître, c'est l'âme du monde monde, l'ha, que d'une certaine façon nous faisons naître.
Tout à fait. Voilà aussi pourquoi je crois à une mission internet des pèlerins d'Arès, qui peuvent ainsi toucher des gens du bout du monde (par la prise de conscience) sans forcément se déplacer physiquement.

C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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  Madeleine, 29 avril 2006
L'homme qui se laisse aller à son penchant naturel de bonté peut effectivement manquer de lucidité. C'est pour cela que l'on entend parfois: "Trop bon, trop con". Cependant, je croyais que l'homme qui faisait le choix de se recréer bon, qui faisait par conséquent le choix de se libérer des préjugés, de la culpabilité, des "bons sentiments"..., était un pénitent. Pour moi, le pénitent était le recréateur de lui-même qui ne faisait pas forcément le choix de la moisson. Par contre s'il choisissait la voie de la Révélation d'Arès, il était pénitent et moissonneur. Or, je découvre dans ce que vous écrivez, frère Michel, qu'un homme ne peut pas être pénitent s'il n'est pas en même temps moissonneur. Mais au fond, c'est évident (je le découvre maintenant). Le travail sur soi de libération nous pousse naturellement vers les hommes, la moisson est un mouvement naturel vers l'autre. C'est peut-être la raison pour laquelle nous ressentons la moisson comme un besoin.
Pour conclure, le pénitent n'est-ce pas l'homme qui s'est recréé bon et qui est moissonneur?
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  Bernloub, 29 avril 2006
Citation :
Le travail sur soi de libération nous pousse naturellement vers les hommes, la moisson est un mouvement naturel vers l'autre. C'est peut-être la raison pour laquelle nous ressentons la moisson comme un besoin.
Comment pourrions-nous vivre seuls?
comment nous sauver, nous changer sans chercher à ce que d'autres changent leur propre vie, ramènent le monde dans le plan du Créateur, du Salut (bonheur)?
comment vivre le bonheur sans chercher à le partager, et, ce, avec le plus de monde possible, dans le monde le plus large possible, dans une capacité infinie de découverte ?
Fraternellement,
au sens de la volonté d'être frère de vous, de tous les hommes, de la création universelle qui crie à l'homme, change toi, pour que la Vie revienne partout, pour que le Jour se lève !
bernloub
moissonneur arpentant à vos côtés, le "champ du bien et du mal"

Je n'ai qu'un moyen de changer le monde : changer ma vie
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  Madeleine, 30 avril 2006
Citation :
Pour conclure, le pénitent n'est-ce pas l'homme qui s'est recréé bon et qui est moissonneur?
Pour conclure? Mais fallait-il conclure?
Cette nuit, j'ai repensé à ce qu'avait écrit frère Michel:
Citation :
En somme, la pénitence s'exerce au coeur d'un carrefour d'interactivités internes et externes complexes. C'est une autre vie, qui tend à la Vie.
Et je me dis qu'il y a toujours quelque chose du pénitent que je n'ai pas perçu puisque j'ai voulu conclure. Conclure c'est fermer. C'est dire: c'est ça et ce n'est pas ça. Tout le contraire de la Vie.
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  frMichel, 30 avril 2006
Chère Madeleine,
J'ai soigneusement ajouté "et qui est moissonneur," donc prophète, à "l'homme qui s'est recréé bon." C'était un raccourci, c'est vrai, avec le défaut des raccourcis qui est de reporter l'esprit à des repères culturels.
Je pense que vous avez bien "perçu quelque chose du pénitent", mais la difficulté est peut-être ailleurs, dans le fait de devoir fusionner la bonté avec le prophétisme, ce que la religion a très peu ou timidement souligné quand elle l'a souligné. Elle l'a souvent complètement occulté. En effet pour le christianisme le salut est dans le respect du dogme de l'église, autrement dit une condition quasi juridique (Tu as obéi à ma loi et je te décore ou bien Tu a désobéi à ma loi et je te punis), et non dans le fait que le fidèle doit être aussi apôtre, rôle qu'elle réserve exclusivement à quelques uns: le pape, les théologiens agréés, etc., taisant que Jésus envoyait en mission tous ses disciples et leur laissait toutes prérogatives sur le terrain, ce que la religion ne fait jamais. La condition du salut (donc de la pénitence) que La Révélation d'Arès rappelle n'est pas juridique, mais créatrice, tout à fait autre chose. On passe de la passivité à l'activité, de l'obéissance à la créativité. Ce ne sont pas des concepts que notre culture nous a appris à combiner.
Autrement dit, la recréation est totale: le pénitent retrouve l'image et ressemblance du Père, et ce concept trouve difficilement sa place totale dans l'esprit de cette génération. La religion nous a appris à réduire et nous devons apprendre à compléter, à totaliser. Mais vous êtes en bonne voie, comme chacun de nous et n'oubliez pas que quatre générations ne suffiront pas (Rév d'Arès 24/2).
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 frMichel, 13 mai 2006
Citation :
Madeleine me dit: "...je découvre dans ce que vous écrivez, frère Michel, qu'un homme ne peut pas être pénitent s'il n'est pas en même temps moissonneur. Mais au fond, c'est évident (je le découvre maintenant). Le travail sur soi de libération nous pousse naturellement vers les hommes, la moisson est un mouvement naturel vers l'autre. C'est peut-être la raison pour laquelle nous ressentons la moisson comme un besoin."
Le "forum" a sans doute cette supériorité sur le "tchatte" ("chat" en anglais) qu'il permet de préparer sa réponse puis de faire un copier-coller. Pour ma part je ne procède jamais ainsi dans ce forum et il doit bien m'arriver de dire les choses trop vite comme vous avez écrit "naturel" trop vite, ma sœur Madeleine.
Disons que moissonner en même temps que faire pénitence peut être naturel pour certains, comme vous (et c'est formidable!), mais ne l'est pas forcément pour d'autres. Certains, les timides chroniques par exemple ou ceux pleins de respect humain, qui ont une peur bleue d'être reconnus, ont même plus de difficulté à moissonner qu'à faire pénitence.
Donc pour beaucoup cela demande un double effort, mais il n'y a pas moyen de l'éviter. Je me souviens d'avoir observé aux USA, depuis la fenêtre d'un appartement que j'avais loué une semaine, un afro-américain (on ne dit plus "noir", comme si c'était honteux, c'est triste) qui ramassait partout, dans les rues, dans les parcs, dans les poubelles, etc., les boîtes vides de coca-cola, bière, etc. Il n'avait pas l'air d'un clochard. Je lui demandais un jour si ce ramassage était d'un bon profit. Il me répondit en gros: "Non, me dit-il, il faut en ramasser des quantités énormes pour gagner quelques dollars. La raison est autre: J'étais un égoïste et un jour j'ai décidé de devenir charitable, mais pour ça il me fallait de l'argent. Comme je suis manœuvre dans le bâtiment, ma paie est chiche, alors j'ai eu l'idée de ramasser, dans mes heures creuses, les boîtes de bière, coca, pepsi, etc. qui traînent partout pour les vendre à un récupérateur et, finalement, ça me prend plus de temps et d'effort que la charité que je m'impose de faire avec les dollars ainsi gagnés." Son effort de charité entraînait un effort parallèle de ramassage, bref, un double effort.
De même, on ne peut être pénitent sans transmettre à d'autres le désir ou le besoin ou le devoir de l'être à leur tour. Double effort, doublement non-naturel pour quantité d'entre nous. Je serre, je serre comme le clou (Rév d'Arès II/21)... Ça non plus, ce n'était pas naturel au créateur descendu me parler, à moi un moins que rien, en 1977. Il me fait souvent penser à un type qui fait en permanence le double effort de créer l'univers infini sans s'arrêter et de se rétrécir à la dimension d'un clou pour parler à l'homme dont il s'inquiète tout autant sans que je puisse réellement voir le rapport entre les soleils magnifiques et moi, une sorte de cancrelat humain.
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  g-root, 13 mai 2006
Citation :
et, finalement, ça me prend plus de temps et d'effort que la charité que je m'impose de faire avec les dollars ainsi gagnés
N'avons-nous pas pour autant un devoir d'efficacité dans notre moisson, frère Michel ?
(voir trop bas (XX/9), rentrer sa sueur (XX/VIII), etc ...)
(mais aussi, une mesure à définir individuellement ? par exemple, pour ne pas casser sur le roc (XX/5) )
Citation :
sans que je puisse réellement voir le rapport entre les soleils magnifiques et moi, une sorte de cancrelat humain.
Un cancrelat humain, frère Michel, appelé Mikal (nom que Dieu vous attibue 61 fois dans Le Livre, alors qu'Il ne vous appelle qu'une seule fois "Michel").
Mikal n'est-il pas la fontaine qui court, et non le fleuve qui défonce la vallée ? (Le Livre XX/8)

C'est parce que la foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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  Madeleine, 14 mai 2006
Citation :
mais aussi, une mesure à définir individuellement ? par exemple, pour ne pas casser sur le roc (XX/5) 
La mesure, je la considérais uniquement par rapport à moi-même, mais ces discussions sur le forum me la font découvrir par rapport à mes frères. Nous n'avons pas les uns et les autres les mêmes difficultés, mais tous, nous en avons. Or je réalise l'importance de bien entendre l'autre pour faire un bout de chemin avec lui, plutôt que de servir l'idéal arésien qui peut provoquer le découragement
L'ennui, c'est qu'il y a comme cela des prises de conscience mais qui sont souvent suivies d'oubli, parce que tout d'un coup il y a un enthousiasme ou une découverte de la Parole qui rend heureux.
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  frMichel, 15 mai 2006
Vous savez, Guy, ce n'est pas fausse humilité. Je me suis vraiment fait l'effet d'être une sorte de cancrelat au milieu de l'extraordinaire explosion de puissance et de lumière qui m'environnait en 1977 lors des théophanies.
Devant Jésus j'avais eu l'impression d'être un peu moins cancrelat... J'avais été, disons, hanneton, bestiole un peu moins moche...
Bon, oui, c'est vrai, je suis Mikal dont la parole est la Parole et je m'efforce d'être à la hauteur de cette mission, mais j'ai bien conscience que ma parole ne vaut que si la Sienne vaut.
Concernant le devoir d'efficacité, c'est très juste. Comme je dis parfois dans mes allocutions: "Nous sommes contraints de réussir"; je dis parfois "condamnés à réussir", mais avec le sens précédent.
 
(posté le même jour) Citation :
L'ennui, c'est qu'il y a comme cela des prises de conscience mais qui sont souvent suivies d'oubli, parce que tout d'un coup il y a un enthousiasme ou une découverte de la Parole qui rend heureux.
Pourquoi chez vous les élans d'enthousiasme sont-ils "suivis d'oubli"? Si c'est un phénomène psychologique qui vous est personnel, je comprends qu'il mette en éveil votre vigilance pénitente et vous contraigne à redoubler d'efforts, mais si c'est une remontée de vase des fonds de la mare culturelle: A savoir que le christianisme d'église nous a imprégnés de l'idée qu'il n'y a d'effort valable que dans une certaine souffrance ou inquiétude, mais jamais dans l'enthousiasme, alors, enlevez-vous ça de la tête! C'est faux. L'enthousiasme est une superbe stimulation. La joie et la parure ne sont-elles pas dignes du pénitent?
 
(posté le même jour) Islam et pénitence
Toujours dans le cadre de la pénitence, je crois opportun de souligner que ce point, dans une plus ou moins large mesure, nous sépare de nos frères musulmans. Il faudra un énorme progrès spirituel pour retrouver les zone d'approche, parce que si nous lisons bien le Coran, nous voyons que la nécessité de la pénitence peut en être dégagée. Mais la culture... Ah, la culture! N'anticipons pas.
La pénitence est donc un des points qui ont fait dire à Dieu s'adressant au petit reste: Tu feras alliance fraternelle avec... les soumis de Dieu, et non: "Tu te feras musulman." Nous sommes invités à un dépassement de la religion et non à une confusion avec la religion.
Pour un musulman le salut de l'homme est dans la soumission au Coran, aux cinq piliers de l'Islam, point final. La Révélation d'Arès va beaucoup plus loin: Il faut être bon, et même ceux qui ne prononcent pas le Nom du Père sont sauvés et peuvent sauver le monde, s'ils sont bons.
Nous, musulmans et Pèlerins d'Arès, regardons l'avenir selon des perspectives différentes. Nous comprenons mieux pourquoi notre mission va jusqu'où se dresse l'étendard de Muhammad (Rév d'Arès 5/6). Ce qui ne la facilite pas, si tant est qu'elle puisse être déjà vue comme facile...
Nous avons une mission très difficile, qui va nous demander beaucoup de réflexion: Heureux les réfléchis... et de prudence en même temps que de courage(13/6, etc.).
Nous avions un frère à Toulon, qui était arabe musulman, et qui vint pendant une dizaine d'années au pèlerinage, et qui m'écrivait régulièrement, et un beau jour, voilà à peu près dix ans, il stoppa net ses relations avec moi. Dans sa dernière lettre il me dit: "Je me suis subitement aperçu que tout ce qui sépare l'islam de la foi d'Arès, c'est la pénitence. J'en suis angoissé et en même temps incapable d'avancer..."
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Visiteur, 16 mai 2006
La mesure, n'est-elle pas liée à la conscience?
Plus que j'ai conscience de ma filiation divine (être "image et ressemblance de Dieu" (Bible) "qui est plus proche que ma veine jugulaire" (Coran)) et des possibilités et forces qui vont avec cela,
et plus que je vois, comprends, sens les hommes : moi-même, ceux qui m'entourent de proche (famille, amis, collèges, passants) ou de loin (internet, voyages, nouvelles),
et plus que j'ai appris à aimer, c.-à-d. à inspirer aux autres le désir (ou le devoir, à défaut d'en avoir envie) de changer en bien et la conscience d'en être capable, serait-ce petit à petit,
et plus que j'ai (ou que je me suis donné) les moyens de toucher les autres,
plus ma mesure, la barre que je suis appelé à franchir, sera haute.
Et en même temps, la Grâce, c.-à-d. le Soutien et le Bonheur de Dieu Qui répondra à mon action, mon amour constructives, m'aidera.
Et ce Soutien, Dieu ne le donnera pas seulement en direct en répondant à mon action et effort réels, mais Il peut passer par ceux-là même que j'aime, c.-à-d. que j'aide à devenir meilleur. Ceci est même inévitable, car ceux qui changent, deviennent un peu plus divin, et leur changement (quand il est effectif) ne peux que rayonner sur le monde entier, dont moi.
Bonheur de la fraternité mondiale, de l'amour de tous les hommes !

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- Fin de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur AbsoluteLife MSN -
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