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Bernard
Faith, 13 avril 2006
Merci Frère Michel pour vos conseils que je trouve
"beaux" . Je vais m'appliquer à les comprendre tout en les
accomplissants.
Tout ce que vous dites raisonne fort en moi.
Je
sens bien cette difficulté pas tant à exprimer ce que je ressents que
trouver la faculté de créer l'espace où le vrai dialogue est possible,
où la vraie vie peut s'exprimer, celle où l'autre à part partagée, et
où une vraie recherche de solutions est possible. Déjà sur internet
quand je fais l'effort d'attendre une journée avant de répondre à un
message je suis toujours surpris comment ce temps d'attente favorise
"la mesure" et de voir des éléments qui n'étaient pas apparus à la
première lecture. Et comment aussi la vie des autres qui entre en nous
et la prière, apportent des éléments qui temporisent la passion
particulière et ouvrent des espaces de réflexion nouveaux. "Ta force
sera dans ta patience et dans les conseils que tu prendras" (35,7) nous
dit le Père.
Cette "élégance" du pardon à ne pas avoir le dernier
mot est presque nouvelle pour moi quoique je l'ai accomplie il y a
quelques mois suite à vouloir accomplir "le sermon sur la montagne"
dans une situation difficile, où j'ai contenu mes nerfs, mais je me
suis longtemps demandé si j'avais bien fait, sans conclure. Maintenant
me voilà plus à même de comprendre cette expérience et de la reproduire.
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Nathalie, 1er mai 2006
Bonjour Bernard,
Je comprends tes réflexions sur le pardon.
Pour
ma part, je veille à demander pardon et à pardonner dans la mesure où
la personne offensée accepte mon pardon. Par contre, j’éprouve parfois
des difficultés à ne pas chercher à expliquer et convaincre, en pensant
avoir raison, et à repousser alors la passion qui m’habite dans ces
moments de tension avec l’autre comme le conseille frère Michel, et
pourtant j’ai bien conscience que c’est une faiblesse que je dois
dépasser. Ce besoin de défendre sa pensée relève de l’orgueil, donc
d’un manque d’humilité, mais aussi d’une absence de lucidité, qui nous
cache notre esprit présomptueux que nous devons absolument étouffer,
par une pénitence toujours plus poussée, pour poursuivre plus
sereinement notre ascension vers les Hauteurs.
Bonne soirée
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frMichel, 1er mai 2006
Dans
l'absolu le pardon n'a pas de limites ni de conditions. À "Jusqu'où va
le pardon?" la réponse est: Jusqu'à l'infini. Comme l'amour.
Seulement
voilà, nous sommes des pécheurs et aussi, même quand nous luttons pour
rester sans péché, des humains avec des nerfs. Nous passons par des
moments de faiblesse et de cécité affective ou morale au cours desquels
le pardon est difficile, voire impossible, ne serait-ce qu'un temps
très court comme, par exemple, le temps de la colère.
Mais la colère
elle-même est problématique en ceci qu'il y a colère et colère: La
colère commune et dégradante pouvant conduire à des mots et des actes
regrettables et la colère à l'image de celle du Père
aimant qui n'est pas éteinte à jamais (Rév d'Arès
30/9). Nous voyons bien ici que La Révélation d'Arès
nous entraîne à des comportements tout à fait nouveaux. Il faut, dans
la perspective du pardon qui, dans l'absolu, est une notion non
culturelle, nouvelle, réfléchir aux comportement nouveaux auxquels nous
sommes poussés comme petit reste, car le petit
reste n'est pas un club de médaillés posant béats pour une
photo, mais des hommes du temps qui vient, des
hommes nouveaux.
Comment dois-je réellement me comporter le jour où mes yeux
lancent des éclairs, mais où je dois simultanément ne
pas fulminer, mais exhorter à la pénitence, mettre en garde contre
l'abomination... (Rév d'Arès 36/17). En effet, ce jour-là je
dois tout à la fois montrer de la colère (lancer des éclairs)
et garder toute ma lucidité pardonnante, puisqu'exorter à la
pénitence, ce ne peut être que manifester cette sorte de
lucidité.
Nous pouvons et devons pousser plus loin, et même très loin, notre
réflexion sur le pardon en tant qu'images et ressemblances
du Père, puisque lui-même ne pardonne pas le péché,
sa Volonté est que le pécheur cesse de pécher (Rév d'Arès
30/10).
Il y a de quoi se sentir dépassé, se frotter les yeux, prendre un air
ahuri, car c'est en remuant dans notre tête de telles Paroles
que nous prenons conscience que le pardon,
de part les diverses acceptions que le mot prend sur les lèvres mêmes
de Jésus en 1974, est plus qu'une chose difficile. C'est une notion qui
en fait avait disparu et qui ressurgit de la nuit des temps,
renouvelée, et donc comme nouvelle pour nous.
En posant la question:
Jusqu'où va le pardon? Vous ne vous doutiez pas qu'elle (la question)
allait vous entrainer dans les profondeurs d'un Message qui a beaucoup
plus d'originalité que vous ne l'imaginiez.
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Madeleine, 3 et 4 mai 2006
Cher frère Michel
Citation :
et garder toute ma
lucidité pardonnante, puisqu'exorter à la pénitence, ce ne peut être
que manifester cette sorte de lucidité.
Citation :
puisqu'exorter à
la pénitence, ce ne peut être que manifester cette sorte de lucidité.
Vous est-il
possible de développer un peu plus ce passage?
Est-ce manifester avec des mots, ou est-ce que le fait d'être dans
l'état de pardon, l'autre le ressent et cela le fait évoluer?
(Rectification
le 4 mai) Je crois que je fais une erreur en dissociant la lucidité
pardonnante et les mots de la colère. La lucidité pardonnante vient, je
pense, de l'acquisition du non-jugement, et donc, les mots de la colère
ne seront ni humiliants ni destructeurs de la personne (de toute façon
humilier quelqu'un c'est toujours un peu le détruire et l'empêcher
d'évoluer), mais porteront sur l'acte et ses conséquences.
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frMichel,
4 mai 2006
Bien vu, Madeleine.
Si j'exhorte à la pénitence,
je fais preuve de lucidité pardonnante, parce que tandis que j'exorte
tel ou telle sur la possibilité de se re-créer en devenant bon(ne), la
Parole: Je ne pardonne pas le péché, Mon Salut n'est pas au
bout du pardon, mais de la pénitence... (30/10), sous-tend
silencieusement tout ce que je lui dit. Mon exhortation sans parler du pardon
(mot qui peut induire en erreur, vue notre culture) rappelle que la
vraie foi, évolutive, créatrice, est une tension reconstructrice par
elle-même, et donc que tout ce qui peut se faire sous l'égide de la pénitence,
y compris l'exortation à cette action, est ipso facto pardonnant, sans
qu'on ait besoin d'y penser.
Si,
radin comme un pou, je me fais violence et donne un Euro à une cloche
[un clochard], il y a dans ce geste simple quelque chose de pardonnant
sans que j'y aie seulement songé.
Quand l'église dit que par la
croix les péchés ont été pardonnés, elle se trompe en déclarant que
cette mort atroce était programmée par Dieu pour la rédemption
générale, mais elle manifeste sans s'en douter l'intuition géniale,
mais oubliée, qu'eurent certains premiers chrétiens, que quelque part
un sacrifice de cette sorte, même involontaire, avait quelque chose de
rédempteur, même d'effet indéterminé, au moins pour celui qui agonisait
sur le bois sans l'avoir voulu, mais aussi — pourquoi pas? — pour
d'autres.
Ce n'est pas quelque chose de facile à expliquer avec des mots. Je vais
essayer d'expliquer ça autrement.
Jésus agonisait dans des souffrances terribles pour avoir prêché la pénitence.
En quelque sorte, son enseignement se retournait
contre lui... Apparemment. En fait c'était une ultime conclusion de son
enseignement
(parmi d'autres conclusions possibles: pour Muhammad la guerre sainte,
pour d'autres d'autres fins, glorieuses ou misérables) sans même qu'il
l'ait cherché (sinon par imprudence). Donc, dans le fil des choses, son
exortation à la pénitence avait sous-tendu d'un
bout à l'autre une régénérescence, un pardon
au sens constructeur, naturel, et non expiateur. Les langues et les
dialectiques humaines n'ont pas de moyens efficaces d'expliquer cela.
Domaine de tension, de gloire interne. On entre là
dans une dynamique spirituelle très profonde... Arrêtons!
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g-root,
7 mai 2006
Citation :
On entre là dans
une dynamique spirituelle très profonde...
Voulez-vous dire,
frère Michel, que, de même que Jésus fût cloué sur la croix (pour avoir
enseigné la pénitence), vous êtes cloué sur la
croix ... de votre solitude (d'avoir aussi enseigné la pénitence)
?
Je
ne sais pas pourquoi, vous voyez, même à mon petit niveau, ce monde,
comment dire, nous exclut, oui, nous condamne à une solitude subie,
c'est-à-dire que nous n'avons pas cherché.
Et peut-être que, comme
Jésus, demanderons-nous à Dieu de pardonner (à ces gens enfermés dans
leur culture, et qui ne pouvaient pas comprendre... que le meilleur
leur était offert ?)
g-root
(aujourd'hui, j'ai 51 ans)
(une petite équipe d'enfants est venue me visiter. Une petite équipe de
la pieuse gente, sans même en avoir conscience.
(Pieuse gente future, comme un clin d'Oeil)
(le royaume des cieux n'est-il pas à ceux qui sont comme eux ? -
Matthieu 13/14)
Frère Michel, vous dites :
Citation :
Comment
dois-je réellement me comporter le jour où mes yeux lancent des
éclairs, mais où je dois simultanément ne pas fulminer, mais exhorter à
la pénitence, mettre en garde contre l'abomination... (Rév d'Arès
36/17). En effet, ce jour-là je dois tout à la fois montrer de la
colère (lancer des éclairs) et garder toute ma lucidité pardonnante,
puisqu'exorter à la pénitence, ce ne peut être que manifester cette
sorte de lucidité.
Ne
s'agit-il pas là, d'une nouvelle façon de pardonner ?
Le pardon qui exorte (en même temps) à la pénitence
?
Nous
avions tendance à proposer le pardon (encore de manière un peu
religieuse?) en tant que remède suffisant face à la violence et à la
haine. Cela m'apparaît maintenant (par votre lecture plus approfondie
de la Révélation d'Arès), inexact.
(un petit peu comme la charité
chrétienne comme remède aux maux du monde, alors que les pèlerins
d'Arès parlent (et pratiquent) la charité de l'âme).
Pardonner, mais sans oublier d'exorter à la pénitence
(c'est-à-dire au changement individuel en bien, possible par un travail
d'auto-transformation volontaire de soi).
Pardonner, sans oublier (d'enseigner) l'héroïsme (Le
Livre ch.XXXV), par la bonté active et l'amour conquérant.
C'est parce que la
foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue
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frMichel,
7 mai 2006
J'ai
modifié la fin de ce message le 8 mai.
Cher Geairoutte,
Non, en parlant de la crucifixion de Jésus comme conclusion (parmi
d'autres, qui eurent été possibles) de son exhortation à la
pénitence, je ne pensais pas du tout à ma solitude.
J'y
pensais d'autant moins que, pour atroce qu'elle fût, la mort de Jésus
était plus utile à l'humanité, comme leçon perpétuelle, que ne l'est ma
solitude qui ne sert absolument à rien. La crucifixion, supplice
publiquement exhibé, était encore en soi une exhortation à la
pénitence pour ceux qui réfléchissaient un peu, tandis que la
solitude, je ne vois pas en quoi elle exhorte à la pénitence.
En rien. Au contraire, la solitude me cache au monde.
Mais
c'est comme ça. Je ne m'en plains pas pour moi; ça ne plante pas des
clous dans mes bras ni des épines dans ma tête. Si je m'en plains,
c'est parce que je ne peux pas aider l'assemblée
aussi bien que je le voudrais et le monde au-delà de l'assemblée.
À mon âge, cette situation restera ce qu'elle est dans la pratique,
mais je m'arrange pour ne pas rester trop isolé grâce à mon blog, mon
courrier, etc.
Je n'ai rien à dire à propos de la deuxième partie de votre entrée.
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Madeleine,
8 mai 2006
J'avais
enlevé le message qui suit parce que je trouvais qu'il ne correspondait
pas bien à la lucidité pardonnante, mais comme g.root le trouvait
sympathique, alors, et tant pis pour moi, je le remets.
Exorter à la
pénitence, être naturellement pardonnant, m'a fait penser au sportif
qui choisit de faire une course en montagne, d'atteindre tel sommet. Il
n'en voudra pas à la montagne s'il s'écorche le genou à la roche ou
s'il a des difficultés à se tailler des marches dans la glace. Il a
simplement le regard fixé sur le but qu'il s'est donné. La pensée de
devoir pardonner à la montagne ne lui vient même pas à l'esprit. Bon,
je vous l'accorde, c'est peut-être un peu simpliste. Ce n'est sans
doute pas une très bonne image puisque, bien sûr, il n'exorte pas la
montagne à se transformer. Oh, c'est même complètement idiot comme
exemple puisqu'il n'y a pas d'action sur la montagne. C'est d'ailleurs
pourquoi j'avais enlevé ce message.
Cependant, même si l'exemple est
idiot, il m'a permis de mieux comprendre le: "tu ne seras plus rien
pour toi-même" ( Révélation d'Arès 40/6). De même le: "Si quelqu'un te
gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre" (Mathieu 5/39). Nous
avons choisi un but: le monde changé, il n'y a plus que cela qui
compte. Nous recevons des coups, mais ils n'ont plus la même importance
si nous parvenons à voir l'autre non plus en tant qu'offenseur, mais en
tant qu'homme capable de changer. Nous garderons alors, même dans la
colère, la lucidité des mots à prononcer. Je crois même que de cette
colère, qui n'a rien à voir avec celle qui déstabilise et après
laquelle on n'est pas bien, émane une force que l'autre ressent et qui
peut l'amener à changer parce qu'elle est dénuée de tout jugement. Dans
cette démarche d'exortation, nous faisons le sacrifice de nous-même.
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Bernlouby,
8 mai 2006
Citation :
La
pensée de devoir pardonner à la montagne ne lui vient même pas à
l'esprit. Bon, je vous l'accorde, c'est peut-être un peu simpliste. Ce
n'est sans doute pas une très bonne image puisque, bien sûr, il
n'exorte pas la montagne à se transformer. Oh, c'est même complètement
idiot comme exemple puisqu'il n'y a pas d'action sur la montagne.
Bonjour Madeleine,
Juste
pour abonder dans ton message et pour dire que, dans l'ascension, le
grimpeur peut pester contre la montagne, l'exhorter à changer, se
mettre en colère après ses cailloux et ses ravins, comme le jardinier
se met en colère après la ronce et l'ortie,
mais c'est
vrai que la meilleure action sur la montagne, la ronce ou l'ortie, nous
la mènerons en menant l'action sur nous-mêmes, en fortifiant notre âme
par l'ascension de la montagne qui retrouve alors
en même temps la sienne, car, pour moi, dans la montagne,
il y a l'idée du monde et de l'assemblée,
sur lesquels nous agissons avec nos âmes, nos has
[et pour finir avec la polone tous ensemble, Rév
d'Arès XXXIX/12]
Je n'ai qu'un
moyen de changer le monde : changer
ma vie
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Madeleine,
8 mai 2006
Citation :
le grimpeur peut pester contre la montagne,
l'exhorter à changer, se mettre en colère après ses cailloux et ses
ravins,
Mais
non, Bernard, mais non, je ne parlais pas d'ascension, mais
d'exortation à la pénitence. Exorter l'offenseur à changer. Comme
lorsque tu as exorté cet homme qui avait volé le blouson à le rendre.
Tu avais gardé la lucidité pardonnante, dans ta façon d'être et de
t'adresser à cet homme, elle était évidente.
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Visiteur, 8 mai 2006
Sinon,
il y a aussi l'image du nageur, qui peut se prendre un nénuphar dans le
nez, et qui peut (dans ce cas très précis aussi) se mettre à pester
contre ce foutu végétal aquatique. Puis, finalement, se dire que les
nénuphars c'est très pratique pour les grenouilles, et tout rentre dans
l'ordre!
Elle est t'y pas belle la vie comme ça?
Goldorak
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Bernlouby,
8 mai 2006
Citation :
Sinon,
il y a aussi l'image du nageur, qui peu se prendre un nénuphare dans le
nez, et qui peut (dans ce cas très précis aussi) se mettre à pester
contre ce foutu végétal aquatique. Puis, finalement, se dire que les
nénuphares c'est très pratique pour les grenouilles, et tout rendre
dans l'ordre !
Elle est t'y pas belle la vie comme ça !
C'est
vraiment comme ça que j'oscille entre la colère après l'ortie et la
louange au Créateur pour tout ce qu'il fait de bon sous toutes les
formes, quand je me rends compte, en me pardonnant, de tout ce que je
n'ai pas compris encore, mais est-ce vous frère michel, goldorak, ce
visiteur?
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Visiteur Bruno, 9 mai 2006
Magnifique de lumière et de vérité nourrissante, ce
que je viens de lire sur le site AbsoluteLife que je ne connaissais pas.
Mais je n'ai pu m'inscrire. pour poser une question sur le forum du
pardon.
Je voulais poser la question de ce cas :
"Si l'offense est connue et qu'elle ne cesse pas, comment se protéger?
Face à un offenseur non croyant et qui s'en prend à votre foi et dont
l'esprit de réussite est dominé par la domination.
Nous
savons que nous devons de toute façon ne pas rendre le mal pour le mal.
Devons-nous réellement rester "des doux et petits" ? Ne doit-on pas
gagner en force pour rendre l'amour toujours plus reliant ?
Sommes-nous condamnés par exemple à ne pas être à des postes
décisionnels dans le monde ? Je ne pense pas.
N'y a-t-il que la patience dans la paix comme réponse ?
Difficile paradoxe."
Bruno
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Visiteur Roger C.,
9 mai 2006,
Pardonnez
la confusion, mais Goldorak est vraiment Goldorak, et non le frère
Michel (il voulait parler d'une autre phase de ce présent échange, sans
doute). C'est le pseudo un poil provocateur que j'avais choisi, foi de
Roger (de Paris), pour pondre ce précedent post un tantinet taquineur
de la grenouille et du nénuphare.
C'est surtout l'intervention de
Bruno que je trouve assez essentielle ici, et qui soulève une
problématique qui m'obsède. Dans ce que j'ai observé ces derniers
temps, je trouve admirable le niveau de bonté des uns et des autres
dans ce qu'ils concoivent de la Révélation d'Arès, et ce qu'ils
appliquent dans leurs vies. Seulement, je me demande si nous ne sommes
pas tombé dans un angélisme de bon alois, qui semble désarmer d'une
part, et déconnecter d'autre part d'une réalité pressante par trop de
bonhommie, au détriment du réalisme.
La notion même de se défendre
ne paraît pas du tout évidente pour la plupart, et semble être le gage
de l'erreur même. Je pense qu'en notre sein, il y a là une démesure sur
laquelle je tire une sonette d'alarme. Est-il d'actualité de poussez
dans le fort intérieur des uns et des autres l'absolu logique du pardon
à son aboutissement dès cette génération ? Y faire tendre la plupart
dès maintenant ne conduit-il pas, hélas, à les désarmer, d'une certaine
manière (puisque l'art de la nuance et des antinomies n'est pas
facilement accessible tout de même)?
Roger C.
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Bernlouby,
9 mai 2006
bonjour Roger, alias goldorak,
Heureux de te retrouver ici au coin des nénuphars et des colères
naturelles du créateur que nous sommes,
oui
aussi, bonne question que celle du pardon nécessaire et permanent et de
l'attitude forte, claire, responsable dans un monde qui ne sait plus où
aller pour grandir et trouver le vrai bonheur par lui-même,
je vais y réfléchir aujourd'hui,
je pars au boulot ailleurs,
mais
ce n'est pas un art, c'est tout une vie et c'est la découverte de soi
et des autres, une nouvelle vie, une nouvelle nature, qui appartient à
chacun, comme à la plante, à la corne du grille,
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Madeleine,
10 mai 2006
Cher Bruno, cher
Roger.
quand je lis vos deux textes je pense à ce que dit le Père:
C'est
de la bouche des doux et des petits que partent les flammes qui
consumeront les méchants, les faux et les cupides. (Révélation d'Arès
33/9)
fort dans le Vrai (XXVIII/21)
La difficulté c'est de vivre cette Parole au quotidien,
d'avoir une absolue confiance en elle, comme un petit enfant
a une absolue confiance en ses parents. Il ne s'agit pas de laisser
faire ou de se laisser faire, mais de trouver les mots absents de tout
jugement, fermes et déterminés quand il y a un problème à régler, sans
cesser d'avoir la volonté d'aimer. Ce n'est pas facile mais je suis
convaincue qu'à la longue l'autre le ressent et que cela l'ébranle.
Alors que, et j'en fais hélas, encore trop souvent l'expérience, si je
ne suis plus dans cette tension d'aimer, je m'affaiblis et je me sens
écrasée par tout ce qui m'entoure.
Je crois vraiment que de garder
en soi "la lucidité pardonnante" (c'est une expression qui me parle
bien, alors je vous la ressers!) est une force transformatrice de ce
monde et non une faiblesse.
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Visiteur Roger C.,
10 mai 2006
Merci,
chère Madeleine. Mais je ne suis pas certain que la simple évocation
d'un verset, si beau et éloquent soit-il (quoiqu'en notre sein il tend
à sonner comme le fameux "doux jésus" des cathos, le truc dans le genre
"mou du genoux" quoi...), suffise à résoudre la problématique que je
soulève, et que j'ai sans doute très mal explicitée. Mais, peut être
que je me trompe de lieu. Ce dernier doit être, à ce que j'en observe,
celui où l'on broute paisiblement les succulentes choses évangéliques.
Bien à vous.
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Madeleine, 11 mai 2006
Cher
Roger
Dites-moi,
d'où vous vient cette expression "mou du genou"? Je connaissais les
genoux qui rigolent, ou les genoux qui tricotent. Quand je descendais
un peu vite d'une course en montagne, comme j'étais prise de
tremblements au niveau des genoux, je disais que j'avais les genoux qui
tricotaient ou rigolaient selon l'inspiration du moment. J'ai également
recherché les paroles de cette ritournelle: "J'ai la rate qui s'dilate,
j'ai le foie qu'est pas droit ..." , mais je ne me souviens plus de la
suite. À moins que cela ne soit: "J'ai les g'noux qui sont mous!!! Vous
m'avez fait rire et cogiter. Bilan de tout cela: j'ai maintenant la
ritournelle dans la tête!
C'est de la bouche des doux et des
petits que partent les flammes qui consumeront les méchants, les faux
et les cupides. (Révélation d'Arès 33/9)
fort dans le Vrai (XXVIII/21)
Vous
avez raison, Roger, ces phrases peuvent n'être que de belles phrases si
elles ne sont pas vécues. La Révélation d'Arès peut n'être qu'un beau
livre si on ne fait pas le choix de le mettre en pratique. Le sermon
sur la montagne peut n'être également qu'un beau texte si on ne choisit
pas de le vivre.
Mais voilà, nous avons fait le choix du dépassement
que propose le Créateur à l'homme Sa créature pour recréer ce monde. Ce
choix passe par le non-jugement qui permet d'acquérir la lucidité des
mots à prononcer. On ne changera rien si nous ne devenons pas des
inconditionnels de l'amour. Autrement nous fonctionnerons exactement
comme fonctionne le monde. Vous savez, il est largement plus facile de
se laisser aller à l'animosité, au renfermement sur soi qui favorise
les petits vélos dans la tête, ou à chercher à clouer le bec à l'autre,
plutôt que d'aimer l'autre et de voir en lui (et donc d'agir en
conséquence), sa capacité à changer. Je peux vous garantir que c'est un
réel dépassement. Le fait de se contraindre à ce dépassement ne produit
pas la mollesse, mais la force.
Ce n'est pas pour rien que le Créateur dit:: " La Moisson que
Je t'envoie faire, (………..), est un labeur pour les géants des temps
anciens, ..."
et qu'il faudra plusieurs générations. Moisson de soi-même et moisson
d’autres hommes. Peut-être, sans doute même, que nous tous qui avons
fait ce choix sommes encore un peu mous, mais l'important est que nous
continuions chaque jour l'ascension sans nous décourager et en
s'encourageant les uns les autres.
Ce site ne semble pas vous
convenir, pourquoi pas! Je formule cependant des voeux pour que vous
trouviez ce qui vous aidera à l'accomplissement de cette Parole. Et
peut-être que ce sera: ....."Absolutelife!"
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frMichel,
12 mai 2006
Citation :
"Si l'offense est connue et qu'elle ne cesse pas,
comment se protéger?
Cher Bruno,
Je ne sais de quel Bruno il s'agit. J'en connais plusieurs. Qu'importe.
La question est universelle.
Pardonner est une chose. Se protéger en est une autre. Pourquoi les
confondre?
En
pardonnant pour une faute ou une agression persistante ou en pardonnant
d'avance pour une faute ou une agression qu'il va commettre, celui dont
on doit malgré tout se défendre, on réduit l'acte de défense à la
défense. On évite ainsi de donner à la défense le caractère haineux de
la colère ou de la vengeance ou de la cruauté. En anoblissant le geste
du combat (physique ou intellectuel, c'est la même chose) on le situe
sur un tout autre plan, plan mesuré que celui dont
on se défend
sent toujours, même s'il n'en a pas l'air. L'issue de la joute est
généralement plus rapide, moins dramatique. C'était l'esprit de la
chevalerie d'autrefois.
Ceci étant, nul doute que devoir se défendre
de (et donc appliquer une certaine violence à) celui qu'on pardonne
laisse le pardonneur-défenseur insatisfait. Il a l'impression de ne
pardonner qu'à moitié ou parfois même de ne se défendre (ou de ne
défendre sa cause) qu'à moitié. Mais que faire d'autre dans cette
génération de violence où il faut, malgré tout se protéger?
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Visiteur
Maryse, 3 juillet 2006
Nous
sommes des pécheurs et aussi, même quand nous luttons pour rester sans
péché, des humains avec des nerfs. Nous passons par des moments de
faiblesse et de cécité affective ou morale au cours desquels le pardon
est difficile, voire impossible, ne serait-ce qu'un temps très court
comme, par exemple, le temps de la colère.
Mais la colère elle-même
est problématique en ceci qu'il y a colère et colère: La colère commune
et dégradante pouvant conduire à des mots et des actes regrettables et
la colère à l'image de celle du Père aimant, celle
qui n'est pas éteinte à jamais (Rév d'Arès 30/9).
Nous voyons bien ici que La Révélation d'Arès
nous entraîne à des comportements tout à fait nouveaux. Il faut, dans
la perspective du pardon
qui, dans l'absolu, est une notion non culturelle, nouvelle, réfléchir
aux comportement nouveaux auxquels nous sommes poussés comme petit
reste, car le petit reste n'est pas un
club de médaillés posant béats pour une photo, mais des hommes
du temps qui vient, des hommes nouveaux.
Citation:
[la citation manque]
Je
suis d'accord avec vous. Comme vous dites, la colère décervelle. Mais
elle est aussi le résutat face à ceux qui montrent mépris et
indifférence et également provoquée par les non-dits et la lâcheté: les
gens qui savent ce que vit la personne qui se met en colère et qui se
taisent et les gens qui n'écoutent pas et/ou ne savent pas voir.
Certes
la personne colèrique est dans une grande passion, mais la colère
passée elle peut s'exprimer, encore faut-il non seulement écouter, mais
surtout chercher à comprendre d'où vient cette colère. La vie n'est pas
à sens unique.
NE PAS PROVOQUER LA COLÈRE, car ceux qui provoquent la colère ne
doivent-ils pas dire pardon aussi surtout à eux-mêmes???
L'IMPORTANCE DE PARDONNER AUSSI (je parle pour le colérique).
Oui, le PARDON est primordial pour évoluer!!
J'en témoigne.
Bien à vous Frère Michel
Maryse
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Rosie,
26 juillet 2006
Bonjour Maryse,
bonjour à tous,
C'est
pas toujours facile d'y voir clair quand on traverse un orage...Mais
ces échanges me font l'effet du va et vient des essuie-glace sur le
pare-brise de mon auto quand il pleut averse. Une récente tempête m'a
donné l'occasion de réaliser oh combien il est important de pouvoir se
pardonner ( soi-même ) pour pouvoir pardonner à l'autre... Marise nous
rappelle : " (...) ne doivent-ils pas dire pardon aussi surtout à
eux-mêmes ??? ". J'ai envie de dire : " Pardonne à ton prochain comme
tu te pardonnes à toi-même."
Car si on ne peut pas se pardonner ses
propres fautes, manquements ou péchés, c'est de la culpabilité que l'on
couve, on se sentira toujours mauvais et donc incapable de pouvoir
pardonner complètement .Nos systèmes archaiques ont bâtis leur immense
pouvoir sur cette fondation de culpabilité , invisible mais encore bien
encrée .
J'ai donc fait une liste des choses que je n'arrivais pas à
me pardonner ( comme le conflit s'enlisait ce fut très utile ) et
patatra les mêmes choses que je n'arrivais pas complètement à pardonner
à l'autre se retrouvèrent devant moi ! Méditer là-dessus m'a permis
d'entrer patiemment sur la voie de la réconciliation. Se pardonner sa
propre colère par exemple, c'est d'abord mettre de la lumière sur sa
volonté de dominer l'autre, cela permet de pouvoir s'en repentir et
d'entrer en pénitence. Car s'il n'y a pas de pénitence, on tombe dans
l'indulgeance.
Merci aussi de m'avoir éclairée sur ce que sont en
fait ces fameuses flammes qui consumment les méchants, sortant de la
bouche des doux et des petits ( Rév. d'Arès 33/9 ) car après avoir lu
les précédants échanges m'est revenue en mémoire cette Parole transmise
par Isaie : " Le calme et la confiance sont ta force ". C'est aussi
dans cette énergie qu'il faut comprendre la défence chevaleresque selon
frère Michel car si la moindre peur s'immiscie dans la défence , on
tombe dans la contre-attaque ou la fuite .Car pardonner c'est avoir la
force d'embrasser la blessure ouverte, purulante pour qu'elle se
referme ( la compassion pour les bouddhistes ), la transformation du
mal en bien. C'est dans cet esprit qu'on peut comprendre Matthieu 13/15
:
...Ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux de
peur que leurs yeux ne voient...
Rosie
Be happy and recreate the world !
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Madeleine,
26 juillet 2006
Merci Rosie de relancer le thème du pardon. Tu
touches à un point, la culpabilité, qui est souvent un frein à la
pénitence puisqu'elle nous ramène en arrière et que Mes Pas
ne t'accompagneront pas en arrière... (39/6).
Tu dis:
Citation :
"
Pardonne à ton prochain comme tu te pardonnes à toi-même."
Je
me souviens avoir eu cette démarche de vouloir me pardonner. Le pardon,
je croyais qu'il s'adressait aussi à soi-même. Or, quand Nina et Nicole
ont fait leur atelier sur le Pardon, comme elles insistaient beaucoup
sur le fait que le pardon était un don que l'on faisait à l'autre, j'ai
posé la question: "Mais peut-on se pardonner à soi-même?" Et Nicole m'a
répondu, non. Le pardon étant uniquement tourné vers l'autre. Ce qui
m'a énormément déroutée. Je culpabilisais toujours pour un acte posé 15
ans auparavant qui m'alourdissait et l'esprit et l'estomac. J'aurais
donc bien aimé qu'elle me dise oui et j'aurais continué à travailler
sur moi dans ce sens. Mais aujourd'hui je réalise que j'aurais quand
même gardé à l'esprit l'acte posé.
Or, dans la Parole, le Père, à travers Jésus dit: S'ils ne
pèchent plus, Je ne Me souviendrai plus de leur passé, ils entrent dans
la pénitence. (30/13)
Cette
Parole m'a touchée mais je voyais un peu le Dieu de la religion qui
fermerait les yeux sur cet acte. Il n'y a pas très longtemps que j'ai
découvert que le "Je ne Me souviendrai plus....",
c'est moi qui ne me souviens plus. C'est extraordinaire. Je
et moi, c'est la même chose. C'est largement mieux que de travailler à
se pardonner! Enfin, pour moi, et cela permet d'avancer.
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frMichel,
27 juillet 2006
Citation
:
J'ai
envie de dire : "Pardonne à ton prochain comme tu te pardonnes à
toi-même."
Car
si on ne peut pas se pardonner ses propres fautes, c'est de la
culpabilité que l'on couve, on se sentira toujours mauvais et donc
incapable de pardonner complètement...
Ma
chère Rosie,
Je
crains que votre raisonnement soit exactement ce qu'on appelle en
philosophie un sophisme. Sophisme, il l'est aussi en matière de Vérité
simple.
Vous
confondez "Pardonne à ton prochain comme tu te pardonnes à toi-même,"
qui n'existe pas dans la Parole avec la Parole bien connue: Tu
aimeras ton prochain comme toi-même, dont l'origine est Lévitique
19/18 et que Jésus aimait rappeler.
Je
pense que votre raisonnement, parti d'un bel élan de votre cœur qui se
confond ici avec la raison, vient de ce que vous confondez de même amour
et pardon. Les deux certes sont des réactions de sagesse
et le pardon découle généralement d'amour,
encore que par nécessairement chez des personnes non spiritualisées,
mais la causalité de l'un n'est pas la causalité de l'autre.
Si vous avez conscience, ou mieux encore connaissance, que vous êtes la
créature — le fils ou la fille — du Père
aimant, vous honorez en vous aimant vous-même Celui qui vous
a fait l'image et ressemblance de Lui-même (Genèse
1/27). C'est la causalité de cet amour de vous-même d'où suit
la causalité de votre amour du prochain, puisque ce
dernier est également image et ressemblance du
Père. Par là vous êtes frères.
Par contre, cette causalité du Père à la créature humaine n'existe pas
dans le pardon parce que le pardon
implique le mal, le péché, et que le Père n'est pour rien dans le mal
ou péché. Le mal est un acte envers le prochain, c'est au prochain
qu'on fait mal, non à soi. Par exemple, si vous vous mentez à
vous-même, il n'y a à cela aucune conséquence tant que ce mensonge fait
à vous-même ne se répercute pas sur le prochain. La
Révélation d'Arès
ne désigne le mal qu'en tant qu'il est fait directement ou
indirectement à autrui; par exemple, vos pensées immorales, qui vous
damnent, prétend le catholicisme, sont en fait sans conséquence tant
qu'elles ne font de tort à personne; autre exemple, toucher un mort ou
ne pas se laver les mains et bras avant la prière, "impuretés" qui vous
damnent, prétendent le judaïsme et l'islam, sont de même sans
conséquence s'ils ne font de tort à personne. C'est un sujet qu'on ne
peut épuiser en quelques lignes dans un échange de table ronde, bien
sûr. Aussi, pour raccourcir, disons que c'est, comme le rappelle
Madeleine, pour cette raison (entre autres raisons) que le Créateur
lui-même dit: Je ne pardonne pas le pécheur, il lui
faut cesser d'être pécheur (Rév d'Arès 30/10).
Comment l'homme peut-il se pardonner ce qui ne peut pas être, selon le
Père lui-même, objet de pardon? Le pardon
n'a de sens que de vous à autrui ou vice versa, mais n'a aucun sens de
vous-même à vous-même, sauf dans une culture d'autoculpabilisation(*)
que justement dénonce La Révélation d'Arès comme
sentiment vicieux que développent en vous les clergés et autres
moralistes pour vous affaiblir et vous soumettre à leur pardon
illusoire (Rév d'Arès 30/14).
Mais
là il y a peut-être aussi une autre confusion chez vous, une confusion
de remords ou mécontentement de soi avec péché. Vous entrez dans un
labyrinthe de discussion avec vous-même qui est du domaine de la
psychologie, même souffrante, mais non du rapport entre bien et mal.
Cela peut en effet entraîner une dépense d'énergie morale totalement
inutile. Néanmoins, le rapport de ce remords au pardon,
qui existe dans la religion traditionnelle, est démenti dans La
Révélation d'Arès.
Ce n'est pas là la moindre des difficultés que rencontrent les
personnes de culture classique qui étudient la Parole d'Arès, je
l'admets.
(*) Je connais mal l'usage du mot "culpabilisation"
qui n'existait pas au temps lointain de mes études et qui a surgi dans
les années 60 ou 70. Peut-être devrais-je dire "culpabilisation de soi"
ou "culpabilisation" tout court?
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Madeleine,
28 juillet 2006
Cher
frère Michel, cher Rosie
Merci à Rosie qui, par son message, a permis une telle réponse:
Citation :
Si
vous avez conscience, ou mieux encore connaissance, que vous êtes la
créature — le fils ou la fille — du Père
aimant, vous honorez en vous aimant vous-même Celui qui vous
a fait l'image et ressemblance de Lui-même (Genèse
1/27)
Cela
donne un peu plus l'envie d'être l'Honneur de Dieu.
Dans les contacts de rue, je découvre que beaucoup ont du mal à s'aimer.
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- Fin
de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur
AbsoluteLife MSN -
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