g-root,
29 mai 2006
Bonsoir
Nathalie,
Vous dîtes:
Citation :
un
travail librement choisi de recréation de soi et du monde
Belle
expression pour figurer l'effort de pénitence.
Comment expliquer (et convaincre) que la pénitence,
est la réelle espérance (et unique voie) d'un monde changé.
Le problème, c'est que c'est une Solution! (comme le dit
la chanson ci-dessus) tellement peu connue, (mais aussi tellement
ignorée), qu'il faudra ne pas se lasser (27/8) de
redire en quoi, la foi arésienne et le sens qu'elle donne à la pénitence,
sont les réels fondements dynamiques de l'espérance évangélique
originelle.
Dynamique
au sens qu'il ne s'agit plus d'une foi tournée vers la seule croyance
(passivité), mais vers l'action (qui est dynamique).
L'action de ne pas faire le mal, et de le remplacer par le bien actif
(ou vécu activement).
Quant à la vertu ! Différence entre les vertus au pluriel et la vertu
au sens arésien ...
n'est peut-être pas un sujet facile sur un forum ?
(tous les mots en italique sont des mots dont le sens est spécifique de
la foi arésienne)
Tiens,
je repique une expression explicite de frère Michel trouvée dans la
Table ronde "Deux mots-clés: pénitence et moisson. Ringards? Non,
totalement
rénovés au contraire."
Citation :
Remplacer
l'amour-émotion et le pardon-émotion par l'amour-devoir et le
pardon-devoir !...
Il
faudrait pouvoir prendre des exemples concrets, pour se demander
comment puis-je passer, par exemple, de l'amour-émotion à
l'amour-devoir.
Déjà, indépendamment de l'amour et du pardon, qui
finalement sont peut-être des valeurs relativement communes, comprises
par tous (au plan du concept et de l'émotion), mais que dire du devoir ?
Devoir
personnel, familial, filial, citoyen (on entend parfois cette notion
qui consiste à dire — en France — que l'on a des droits mais aussi des
devoirs),
et au-delà du pénitent.
Quels sont nos (réels) devoirs ?...
A-t-on suffisament conscience de nos devoirs ?...
C'est parce que la
foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
-------------------------------------------------
Thierry,
29 mai 2006
Bonjour
Guy, bonjour Nathalie, bonjour à tous,
Pour
moi, passer de l'amour-émotion à l'amour-devoir c'est très simple. Par
exemple quand on dit à une personne dans le besoin, "je t'aime" c'est
bien mais, si on le dit et qu'on aide vraiment la personne en agissant
pour son bien alors on ne reste pas que dans l'émotion d'une petite
phrase forte on a réalisé quelque chose de concret qui prouve notre
amour.
Pour moi la difficulté n'est pas à ce niveau, elle est dans
la mesure qu'il faut trouver pour aider ou aimer la personne qui désire
changer. Si on donne trop, on peut écraser. Si on donne et que la
personne ou le groupe de personnes n'attend en fait rien, on peut faire
plus de mal que de bien. Il y a tout un travail de discernement à faire
en amont. Le Père lui-même se sent en dette envers Sa créature pour lui
avoir trop donné de Ses deux Mains. Pour moi la difficulté c'est la
mesure car on peut donner jusqu'à faire un énorme sacrifice pour un
groupe ou un individu sans qu'il ne s'en rende compte et cela ne sert à
rien parce qu'il n'est pas prêt à recevoir l'aide qu'on lui apporte.
Selon mon expérience personnelle, à trop vouloir aimer en aidant
l'autre on peut même générer la haine, parfois l'indifférence. Je me
dit souvent qu'on ne peut pas aimer sans que l'autre soit un minimum
conscient ou d'accord et participe de cet amour. Le Père Lui-même,
semble avoir fait les frais de l'ingratitude de Sa Créature qui ne se
rend même plus compte de Son Amour pour l'Homme. Je comprends la
Souffrance de Dieu et de Son prophète...Une larme le matin, une larme
le soir... La Vertu c'est avoir Dieu en soit. le pénitent, si sa
pénitence est grande, il devient ou deviendra vertueux donc son action
est ou sera mesurée, il devient juste. Voilà c'est comme cela que je
vois ça mais peut-être que je me trompe de A à Z...parce que l'amour
c'est pas facile et qu'il nous faut nous apprendre à nous aimer les uns
les autres, ça nous empéchera de mourir comme des imbéciles !
"Si tu deviens juste,
tu seras bon pour le Jour.
-----------------------------------------------
frMichel,
30 mai 2006
Citation
:
...long
message se terminant par "faut nous apprendre à nous aimer les uns les
autres, ça nous empéchera de mourir comme des imbéciles!" Thierry
Thierry,
c'est un message beau et juste, et nous en sommes tous au même point:
Quelle mesure
donner à notre amour du prochain? Tant il est vrai que le souci trop
poussé à la minutie ou à la perfection du détail du don peut, comme
vous dites, entraîner la haine, simplement parce que cela entraîne
l'incompréhension dans un monde si peu habité à des dons trop parfaits.
Un
de nos frères, homme de grand coeur, il y a quelque vingt ans, au cours
d'un hiver très froid voulut secourir des sans-abri. Il avait un tout
petit logement, mais bien chauffé, et voulut le partager avec des
clochards. Il me fit part de son projet et, comme j'avais des hommes
plus d'expérience que lui, je lui dis: "Si vous le faites pour eux sans
rien attendre en retour, sinon même éventuellement des gros mots ou des
coups, alors faites-le! Mais si vous le faites dans un esprit de bon
apôtre, sachez que c'est d'avance un échec." Il fit l'expérience et fut
surpris de l'aversion, voire même de la répugance, que ces clodos lui
manifestèrent dès qu'ils sentirent qu'il agissait par "amour à la
Jésus". Il ne refit jamais ça et commença à doser sa générosité,
notamment son aide aux sans-abris.
L'amour n'est pas accepté par
tout le monde, loin de là, mais il doit être donné à tout le monde.
C'est à cause de ça qu'il est amour-devoir et non seulement parce qu'il
est accompagné de faits ou d'aide concrets, comme vous le dites.
-------------------------------------------------
g-root,
1er juin 2006
Pour
répondre à vos deux messages, mon frère Thierry ainsi que le vôtre,
frère Michel,
j'ai
d'abord été pris par une nécessité sourde, obstinée, de travailler
graphiquement à un tableau. Loin des mots et du bruit (intérieur).
Je suis parti de la photo d'une table ronde dans un jardin.
Et
je rajoutai des flèches blanches pour montrer là, une cabane aux
oiseaux accrochée dans les arbres, ou là, un sécateur de jardinier posé
sur la table, etc.
Ce tableau fini, je faisais un auto-commentaire :
j'avais voulu montrer que la beauté est belle.
Comme on dit : "regarde le coucher de soleil, c'est magnifique", ou
"regarde le feu d'artifice, c'est merveilleux".
De
même, je voudrais faire la preuve (au monde) sur le site de
AbsoluteLife (dans un cliché instantanné, autour d'un forum 'table
ronde'), que la pénitence (30/11) est belle
(12/3) .
Et même, que la beauté de la pénitence
est belle.
Sans plus.
D'où le format carte postale de la page d'accueil du site.
Un cliché instantanné. Sans plus.
Absolutelife pourrait en rester là. Il serait une toute petite carte
postale d'exortation à la pénitence.
Tiens, un message de Rosie, sur son forum en anglais "pavement
paintings" ... allons voir ce qu'elle dit.
C'est parce que la
foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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Visiteur
Danielle, 2 juin 2006
Mon
cher frère Guy,
Tu dis : " ...remplacer l'amour-émotion et le pardon-émotion par
l'amour-devoir et le pardon-devoir !"...
C'est exact, à condition de le vivre ! Car sans vécu, on ne peut pas
avancer.
Je
viens de perdre ma maman (le 14 mai), je ne l'avais pas revu depuis 6
ans (à sa demande). Elle a réclamé ses 3 enfants, dont je suis la seule
à y être allée. Pendant mes 3 visites à l'hôpital de 2 heures chacunes,
nous nous sommes parlés très peu, mais très intensément, (elle n'avait
plus de force). Je me suis rendu compte que j'avais dépassé
l'émotionnel. D'ailleurs les infirmières m'observaient, se posaient des
questions, ça se voyait sur leurs visages.Bien sûr j'avais du chagrin,
mais mon devoir-amour était plus fort que tout. Ma maman était
bouleversée quant à mon attitude d'amour: de non-reproches et de
non-préjugés. Je lui ai essuyé ses quelques larmes et elle m'a dit je
t'aime (c'était la première fois que je l'entendais, j'ai 53 ans).
L'amour-pardon et l'amour-devoir sont une Force innimaginable ! Que
c'est bon d'aimer, de pardonner, sans préjugés ! Cela me donne encore
plus la "pêche" d'aimer ! Qu'est-ce que ça libère ! Comme disait Martin
Luther King "faites-nous ce que vous voudrez, nous vous aimerons quand
même !".
Danielle A
----------------------------------------
Bernlouby,
2 juin 2006
bonjour à
tous et bienvenue à toi Danielle,
Je ne sais plus comment a été posé par Guy la question qui fait le
titre de cette discussion, mais il me semble que entrer en
pénitence c'est faire le choix de se recréer, d'acquérir la vertu,
mais je me trompe peut-être en simplifiant ainsi.
En
tout cas, j'interviens parce que passer du sentiment au devoir d'une
part, comme de l'idée à la vie, à l'expérience d'autre part, cela me
fait penser que quotidiennement "on est (ou on se dit) obligé", obligé
de faire ceci, de penser cela, obliger de "subir" (ou de suivre) le
système, les lois, la mentalité, notre péché, en quelque sorte tout
simplement. Hé bien, non! "on" n'est pas "obligé", au moins je ne suis
pas obligé, en tout cas, je peux choisir mes obligations et me faire
mon devoir de les accomplir, celle-ci ou celle-là que j'aurais choisi,
et, ainsi, je transforme l'obligation extérieure en choix intérieur et
en devoir à accomplir par moi-même.
En premier lieu, c'est de revenir à la parole
dont j'ignorais la profondeur, les perspectives au point où elles sont
rappelées à Arès, et, à travers Arès, dans toute l'Ecriture que je
redécouvre... pour en accomplir le fond,
ce fond ou cet essentiel que je cherche à me rappeler en priant
le plus régulièrement et clairement possible... premier devoir que je
m'impose, que j'ai choisi et que je trouve bénéfique dans mes
relations, dans mon travail,... dans mes choix...
Tout commence à changer dès lors que je réfléchis
au sens et aux perspectives de ce que j'ai à faire en fonction de l'amour
de la vie et des autres, petit à petit le
monde change
en moi, dans la façon dont je prends les "obligations", les choses à
faire (ou à ne pas faire) dans un sens créateur, tourné pour que le Jour...
avance, le jour où nous verrons la face de tous nos frères et de nos
soeurs, en même temps que notre Père montrera Sa Face
et Sa Lumière
avec vous dans cet effort et cette joie d'aimer et
donc de vivre, chaque jour un peu mieux,
-----------------------------------------------------
Bernard
Faith, 2 juin 2006
Je me
joins à Bernloub, pour te souhaiter la bienvenue sur ce forum, Danielle,
Quand
j'étais enfant je ne comprenais rien à l'expression : "l'amour est plus
fort que la mort"... Que la mort spirituelle surtout , ce qu'on peut
prouver dès maintenant.Magnifique témoignage qui m'a fait grand bien.
Ce type d'amour déclenche la vie qu'il est bon de vivre.
-----------------------------------------------------
Visiteur Danielle, 2 juin 2006
Mon cher frère Bernard dans l'Amour du Très-Haut,
Oui
! Mon frère, qu'il est bon de vivre ! L'amour, le pardon, la paix, les
sans-préjugés qu'est-ce ça rend heureux. Je sais de quoi je parle.
Pendant que ma maman s'éteignait, mon époux et moi sommes allés dans le
jardin public, qui se trouve en face de l'hôpital, pour missionner.
Nous avons rencontrer un jeune homme, qui dans la discution, a compris
notre démarche de missionnaires. Pour lui la mort du corps c'est grave,
mais la mort spirituelle c'est encore plus grave. D'où l'importance de
missionner, même dans l'épreuve. Je ne bravais pas de courage, au
contraire c'est la mission qui prenait le dessus. Qu'est-ce que ça me
faisait du bien de parler avec des vivants, je n'avais qu'un désir
c'était de les prendre dans mes bras. Même ma famille ne nous a fait
aucuns reproches d'avoir quitté la chambre pour aller missionner,(elle
se dit athée), sauf ma jeune soeur qui est sympathisante de la R.A Je
m'aperçois avec le recul, que l'amour universel rend fort, même dans
l'adversité. La Foi en soi et en l'autre nous fait nous dépasser, c'est
ô combien salvateur !
Béni soit Dieu d'être venu à Arès. Quand
j'étais enfant je disais très souvent à qui voulait bien l'entendre que
je ne voulais pas "mourrir idiote", évidemment cela me valait des
"floppées". Aujourd'hui je me rends compte que cela valait la peine de
persévérer dans cette voie, même si la vie n'est pas facile pour chacun
d'entres nous.
Danielle A
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frMichel,
2 juin 2006
Citation :
Je me joins à
Bernloub, pour te souhaiter la bienvenue sur ce forum, Danielle...
Bernard Faith 02-06-06
Chère Danielle,
Je
me joins à Bernloub, Bernard Faith, tout le monde, pour vous souhaiter
la bienvenue, Danielle. Je me suis dit: "Tiens, une Danielle!..." Puis
mon point d'exclamation s'est changé tout de suite en points
d'interrogation, qui se sont multiplié [????????????] au fur et à
mesure que mon pauvre vieux cerveau cherchait, cherchait. Je me suis
dit: "Quel gros bénêt! Guy a tout prévu..." Je me suis précipité à
"Registred Users" et là j'ai trouvé un impressionnant formulaire avec
des tas de petites cases à remplir. Dans la première case "User Name"
j'ai écrit "Danielle" J'ai cliqué et je suis tombé sur une page blanche
"not found" (pas trouvé). "Idiot que je suis... j'ai oublié le A!" J'ai
donc écrit "Danielle A" et j'ai cliqué... Clic! La page blanche "Not
Found" s'est rouverte. Après, j'ai écrit "Danielle A" dans toutes les
cases, l'une après l'autre... C'est assez long. Il y en a beaucoup.
J'ai ouvert autant de fois la page blanche "Not Found" (ça, ça
fonctionne très bien!).
Alors, qui que vous soyez, bienvenue! Vous
verrez comme ce site est formidable. Une fantastique école d'humilité.
je ne m'étais jamais rendu compte à ce point que j'étais un grand bêtat
maladroit... Je clique et hop... il ne se passe rien...
J'en connais
des Danielle pourtant! A peu près toutes les lettres de l'alphabet:
Danielle B, Danielle C, Danielle D, Danielle F, etc. sauf Danielle X,
Danielle Z et Danielle A. Ma pauvre mémoire!
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g-root,
2 juin 2006
Frère Michel,
vous dîtes :Citation :
Je me suis
précipité à "Registred Users"
Oui, mais voilà;
Danielle A. n'est pas une "régistred user/visiteur enregistré" mais une
"visiteur anonyme/anonymous guest".
C'est parce que la
foi arésienne est belle qu'elle mérite d'être mieux connue.
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Visiteur Danielle,
2 juin 2006
Mon cher frère
aîné en l'Amour du Très-Haut,
Je
suis Danielle A ; ne cherchez pas, je suis l'épouse de Thierry, un des
participants de Absolutelife. Désolée de vous avoir "fait transpirer
sur
votre clavier" ! Ce n'était pas mon intention ! Pardonnez-moi !
Je vous embrasse très fraternellement, ainsi que notre soeur Christiane.
Danielle A.
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Madeleine,
2 juin 2006
Chère Danielle.
Je
n'ai pas autant transpiré que le frère Michel. Je n'ai pas transpiré du
tout d'ailleurs. Comme je te connais un peu, ce n'était pas difficile.
Je me joins à tous pour te souhaiter la bienvenue sur AbsoluteLife.
Tu te rends compte Danielle, nous sommes déjà 4 "bonnes femmes"! Je nous
taquine!!!!
Je t'embrasse fraternellement
-------------------------------------------------
frMichel,
3 juin 2006
Chère Danielle,
C'est
vrai, je n'avais pas pensé à vous. Pour moi vous étiez toujours
Danielle B (titre de noblesse). Vous êtes Madame Thierry! Bienvenue!
(Certaines personnes nouvelles au Pèlerinage m'ont parlé de soeur
Christiane comme "Madame Michel").
Donc "quatre bonnes femmes",
comme dit Madeleine, mais qui est la quatrième? Je vois Madeleine,
Nathalie, Danielle... Peut-être devrais-je retourner à "Registered
users" et écrire "bonne femme" dans la case et j'aurais la liste. Je ne
suis pas informaticien, mais j'ai quand même des idées.
------------------------------------------------
Bernard
Faith, 3 juin 2006
Cher Frère Michel,
c'est Rosie. Mais moi aussi je ne l'ai pas retrouvé tout de suite. Avec
le bi-linguisme cela se complique.
-----------------------------------------------
Nathalie,
21 juin 2006
Bonjour à tous,
D’après
ce je comprends, l’amour-devoir est un amour libéré de rancune,
d’antipathie, de préjugés ;Cet amour de devoir revient à toute
personne, le frère qui veut baiser Ma lèvre doit baiser la lèvre de
l’homme, la lèvre d’où sort le pus et le ver comme la lèvre qui cache
l’hameçon…(Livre XXII/8)
Parce que le femier, c’est de lui que sort le jardin.(Livre XXII/9)
Chacun
constitue la promesse de changement dans la voie du bien, et c’est pour
cette raison que le Père nous exhorte à aimer, pardonner, ne pas juger
nos semblables. Que c’est exaltant de comprendre et d’accomplir l’amour
du prochain !
-------------------------------------------------
frMichel,
22 juin 2006
Ma chère Nathalie,
L'amour
devoir, c'est oui et non ce que vous dites, mais je pense qu'il faut
insister sur un point: L'amour-devoir ne doit rien à mes sentiments et
doit tout à mon sens du devoir, même si parmi les hommes que je dois
aimer il en est qui me dégoûtent plutôt, qui ont le pus à la
lèvre, l'hameçon à la bouche.
C'est
l'amour, non opposé à l'idée d'amour-pulsion ou d'amour-attirance,
d'amour pour ceux qui nous plaisent ou qui nous attendrissent ou qui
nous émeuvent, mais c'est l'amour poussé jusqu'à l'amour total, c.-à-d.
complété par l'amour-auquel-on-se-force, parce que si l'on ne force pas
à aimer, pardonner, faire la paix, réfléchir, etc., ce monde n'évoluera
pas.
Si je me perds dans ces explications compliquées, c'est parce
que je sais par expérience que beaucoup ne comprennent pas qu'on puisse
se forcer à aimer des gens que nous détesterions ou que nous fuirions
plutôt.
-------------------------------------------------
Visiteur Rémy, 22
juin 2006
Bonsoir Frère
Michel, et bonsoir à tous
Je m'infiltre dans votre conversation que je lis depuis quelques jours
comme un intru écoutant aux portes.
Comme
je me force à aimer, à pardonner ..., je me force à écrire ces quelques
mots, conscient que mon bonheur à vous lire et à vous sentir si proche
doit être exprimé pour exister en partage.
Je vous aime et cet amour existe sans que je le dise mais peut-être est
ce mieux si je vous le dis.
Rémy O.
--------------------------------------------------
Bernlouby,
22 juin 2006
bonsoir Rémy, et
bienvenue,
c'est aussi en passant avant d'aller me reposer, que je trouve ton bon
message "infiltré",
c'est vrai que nous pouvons nous sentir proches par ce site, et par le
pélerinage qui prend feu au fond de nous,
merci de ton intrusion, et, comme toi, je témoigne que je m'efforce à aimer
et à dire "je t'aime" à celui ou celle à qui je ne sentais pas hier de
le dire,
en tout cas à toi, que je n'attendais pas ce soir sur cet écran et dans
cette conversation qui n'en finira jamais, tant que le Jour
ne sera pas revenu,
je t'embrasse, ainsi que tous ceux qui nous lisent,
-------------------------------------------------
Visiteur Danielle,
24 juin 2006
Bonsoir mon cher
frère Rémy et vous tous,
Bienvenue
à cette table ronde.Oui je suis d'accord avec toi. Pour ma part je me
suis aperçu que d'aimer de par mon comportement ou mes actes il
manquait la parole du : "je t'aime". C'est un mot, plutôt deux, que
j'utilise peu dans mon vocabulaire n'ayant pas ou peu eu l'occasion de
le dire. Puisque depuis mon enfance et ma vie d'adulte on m'a presque
fait taire pour ne pas employer ces deux mots. Alors évidemment j'ai dû
construire ma vie en n'osant jamais le dire de par ma bouche de crainte
que l'on se moque de moi. Je devais seulement le dire ou le faire au
travers de mon comportement. Toute ma vie cela a été très difficile,
car les préjugés de : "qu'est-ce qu'on va penser de moi si je les
emploie à tout bout de champ ?". Aujourd'hui avec le recul je
m'aperçois que j'y vais avec plus d'audace. Je me sens moins bridée et
moins gourde, d'où la Parole à accomplir. Cela me plaît bien et je vais
de l'avant à petits pas. Pourquoi à petits pas ? Parce que j'ai
tellement eu des occasions de recevoir des "je t'aime" que j'étais
incapable de le dire à mon tour, c'était trop fort pour moi. Car
l'amour peut être violent pour celui ou celle qui a eu peu d'amour dans
sa vie (d'où mon comportement encore sauvage parfois !). Et quand
l'amour frappe à ta porte : soit tu acceptes à petites doses si l'autre
sait doser ou bien tu acceptes à ton tour sans sourciller. Ensuite
sachant recevoir tu peux à ton tour le distribuer avec mesure en
comprenant l'autre pour qu'à son tour il s'en remplisse et le
redistribue et ainsi de suite.
Alors pardon à tous si je ne le vous
dis pas encore avec des mots, mais je fais tout mon possible de vous le
dire dans mon comportement, d'où ma pénitence.
Je t'embrasse bien fort Rémy et vous tous aussi
-------------------------------------------------
Nathalie,
28 juin 2006
Bonjour frère
Michel,
Je
prends enfin le temps vous remercier pour la lumière que vous m’avez
apportée à propos de l’amour devoir. Je pense que j’ai compris que je
dois aimer tous les hommes, les uns par sentiments, donc naturellement,
les autres par devoir.
Je vous embrasse chaleureusement
-----------------------------------------------
frMichel,
29 juin 2006
Citation :
"je
t'aime"... depuis mon enfance et ma vie d'adulte on m'a presque fait
taire pour ne pas employer ces deux mots. Alors évidemment j'ai dû
construire ma vie en n'osant jamais le dire
Chère Danielle,
bien aimés tous,
L'amour
évangélique, dans lequel s'additionnent l'amour-impulsion et
l'amour-devoir quand l'amour-impulsion ne vient pas — en notant bien
que se forcer à aimer n'est pas hypocrite — ne nécessite pas la
prononciation de "Je t'aime" ou "Je vous aime" ("vous" singulier ou
pluriel). Selon les époques et les milieux, dire "je t'aime" ou "je
vous aime" a toujours été tantôt freiné par la pudeur ou des
difficultés psychologiques, tantôt très facilement et naturellement
prononcé. Je crois que la facilité du "je t'aime" est venue de la
chanson moderne en général ou du cinéma américain, car les Américains
disent facilement "I love you" (chez les Anglais, très pudiques, c'est
beaucoup plus récent).
J'ai passé mon enfance, comme vous le savez,
dans un milieu banlieusard ouvrier et rouge où dire "je t'aime" ou "je
vous aime" était ressenti comme de la plus basse débilité bourgeoise ou
comme des "affaires de ratiches (prêtres, religieux, etc.) caressant la
volaille". C'était remplacé par "tu me plais" ou "vous me plaisez".
Dans la littérature française on voit bien que ces mots n'étaient
réservés qu'aux grands moments de l'amour sentimental jusqu'à une
époque récente (XIXème siècle).
Donc, je dirais que l'amour évangélique doit être toujours, mais les
mots "je t'aime" ou "je vous aime" doivent répondre avec intelligence
aux conditions (généralement culturelles mais aussi psychologiques:
pudeur, gêne, etc.) de réception de celui ou celle qui les entend. Il
arrive que le résultat soit le contraire de ce qu'on voudrait, le "je
vous aime" étant mal reçu, mal compris, dressant une barrière au lieu
de faciliter la communication. Ça m'arrive fréquemment.
Peut-être ce
problème provient-il de la pauvreté de notre langue en mots exprimant
l'amour, puisqu'il n'y a que ce mot-là en français, alors qu'en grec,
par exemple, il y en a plusieurs, chacun avec son champs d'application.
En anglais il y en a deux, c'est déjà un peu mieux.
Il n'empêche, je
me tourne parfois vers le Père lui disant: "Merci, Père, de m'avoir
donné ce privilège de pouvoir dire à mes sœurs de foi: "Je vous aime"
sans qu'elles s'imaginent que je leur donne un rendez-vous galant." Ce
privilège n'est pas donné à tout le monde.
------------------------------------------
frMichel,
29 juin 2006
Citation :
Bonsoir Frère Michel, et bonsoir à tous
Bonjour Rémy,
J'ai
oublié d'ajouter mes mots de bienvenue à ceux de mes sœurs et frères
qui l'ont déjà fait. Je connais plusieurs Rémy. J'imagine que vous êtes
celui de Toulouse.
De Toulouse, de Cavaillon, de Paris ou
d'ailleurs, je vous dis ma joie de vous voir participer à ce site que
nous devons à l'initiative et au travail de notre frère Guy, qui a
conçu là un outil de communication qui peut-être demandera une
évolution quand il y aura davantage de participants, mais qui jusqu'à
présent nous a ouvert une exèdre où nous pouvons échanger des idées
précieuses.
Je suis heureux de voir qu'un frère, qui n'est pas
informaticien, a ainsi pallié à la carence des informaticiens de la
famille arésienne qui, eux, n'avaient jamais rien fait de tel, du moins
jusqu'à présent.
Le problème reste toujours que la plupart des sœurs
et frères qui pourraient participer à un tel site ne le peuvent pas
faute d'avoir un ordinateur ou de savoir s'en servir. Peut-être ne
serait-il pas trop idiot d'envisager un jour des copies imprimées... Ça
demande réflexion évidemment. Sans doute faut-il laisser encore ce site
évoluer un certain temps avant d'y songer. J'imagine que Guy s'est
arrangé pour que rien ne soit perdu.
----------------------------------------
Bernlouby,
29 juin 2006
Citation :
Il
n'empêche, je me tourne parfois vers le Père lui disant: "Merci, Père,
de m'avoir donné ce privilège de pouvoir dire à mes sœurs de foi: "Je
vous aime" sans qu'elles s'imaginent que je leur donne un rendez-vous
galant." Ce privilège n'est pas donné à tout le monde.
Merci mille fois encore pour votre contribution
claire et parlante.
Les mots, la culture, l'ambiance nous coincent trop!
Je
ressens bien à travers tout ce que vous dites des "mots d'amour en
français" et du devoir d'amour à grandir spirituellement en nous sur
des générations que nous pouvons comme développer une distance
culturelle (dire "vous", par exemple, en français, des fois, à la place
du "tu", dire d'une chose qu'elle "plaît" plutôt qu'on "l'adore",
serrer ou baiser la main de quelqu'un au lieu de l'embrasser sans
ambages...) et développer une proximité spirituelle dans le même temps
(vivre je vous aime avant de vous connaître à la
place de "j'ai
peur de vous", "ça va mal se passer", "je le hais ce type" "ou encore
"j'en ai rien à foutre"...), c'est-à-dire faire au fond une approche de
l'autre par l'écoute et le regard avant de lui parler en direct avec
"nos mots" et nos nouvelles habitudes. Aimer, c'est
aussi
épouser les chemins de l'autre pour en découvrir de nouveaux...
ensemble, et pour cela, en rien, on ne peut aller trop vite ou trop
fort, je crois,
je vous aime mes soeurs et mes frères dans toute la
réflexion que nous nous apportons, et je vous aime mon frère dans
l'enseignement clair et pratique que vous nous donnez pour les
générations à venir,
--------------------------------------------------------------------------------------------
- Fin
de la Table ronde retranscrite publiquement par Frère Michel sur
AbsoluteLife MSN -
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